JOURNÉE MONDIALE contre le SIDA 2009 : Le 1er décembre- La France communique aussi !
Actualité publiée le 28-11-2009
Inpes
Roselyne Bachelot, tenait vendredi 27 novembre une conférence sur les nouvelles orientations de la politique de lutte contre le VIH/sida. Environ 120.000 personnes vivent en France avec le VIH. Environ 6.000 nouveaux cas de séropositivité sont dépistés chaque année, un chiffre en baisse mais avec encore un grand nombre de séropositifs qui ignorent leur statut. Souci de donner accès à la prévention, au dépistage et…au traitement aux groupes les plus touchés et les plus isolés, c’est à la fois la direction suggérée à la France par le dernier rapport Euro HIV de l’U.E. et l’axe choisi par le Ministère et l’INPES dans sa nouvelle campagne de communication.
La situation épidémiologique de l’infection par le VIH/sida en France : L’état des lieux est inquiétant, car en Europe, un nombre croissant de personnes vivent avec le VIH, malgré près de 30 années d’efforts de prévention et d’accès aux traitements. En France 120.000 personnes vivent avec le VIH/SIDA dont près de 30.000 « en phase » sida. 59 % ont été contaminées par rapports hétérosexuels, 38 % par rapports homosexuels et 2 % par usage de drogues injectables. Les nouveaux diagnostics de séropositivité au VIH concernent majoritairement des hommes, de moins de 40 ans, majoritairement homosexuels. Si l’estimation du nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité a diminué, passant de 7.500 en 2004 à 6.500 en 2007, 40 % des nouvelles découvertes de séropositivité concerne une personne de nationalité étrangère. Un grand nombre de patients vivent encore avec le VIH sans être dépistés et les stratégies de prévention et de dépistage ne parviennent pas toujours jusqu’aux populations les plus à risque.
Ce sont justement les premières conclusions de l’enquête Prévagay, l’enquête de séroprévalence du VIH, conduite par l’Institut de veille sanitaire et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et fréquentant des établissements de convivialité gays parisiens. Sur les 886 tests VIH documentés, 157 participants ont été diagnostiqués séropositifs pour le VIH. Soit une prévalence biologique de 17,7% [15,3%-20,4%]. Parmi ces HSH séropositifs pour le VIH, si 80% d’entre eux connaissaient leur statut sérologique, 20% méconnaissent leur séropositivité : Sur ces 157 hommes séropositifs, 126 se déclaraient positifs mais 31 ne le déclaraient pas. Aussi, parmi les HSH enquêtés séropositifs pour le VIH, 20 % indiquaient un statut différent.
Enfin, parmi les participants méconnaissant leur statut, 22 % n’avaient jamais eu recours au test de dépistage VIH dans leur vie…
La lutte contre le sida en France, dans le contexte européen : Le rapport Euro HIV Index 2009, paru mi octobre dernier, réalisé avec le parrainage de la présidence suédoise de l'UE 2009, place la France 12ème dans un classement qui réunit 29 états, pour sa prise en charge des patients porteurs du VIH. 3 directions d’amélioration avaient été évoquées par la Commission de l’UE : le dépistage systématique annuel d’une IST, en particulier pour les populations les plus à risque, l’insuffisance de prévention, de dépistage et donc d’accès au traitement sur des groupes à risque ciblés comme dans les prisons et auprès des « travailleurs(ses) du sexe. Ainsi, depuis 2002, seul un projet de prévention par distribution de préservatifs auprès de ce groupe a été réalisé.
Les nouvelles orientations prévues par le ministère de la santé : Le lancement du plan national IST-VIH 2010-2013 s’appuie sur une expertise pluridisciplinaire, interministérielle, associant l’ensemble des acteurs œuvrant dans le champ du VIH-IST à savoir les services ministériels (santé et ses agences, social, travail, recherche, justice), les sociétés savantes, des personnalités qualifiées, et une représentation importante du milieu associatif et des patients. Ses grands axes stratégiques retenus, selon les populations ciblées et en tenant compte de la haute co prévalence du VIH et des IST au sein de certains groupes, sont la prévention, l’information et l’éducation à la santé concentrées en particulier sur les populations prioritaires et l’accompagnement médico-social des patients. Ce plan s’inscrit « en synergie avec notamment six autres plans de santé publique afin d’en potentialiser respectivement les mesures : le plan d’amélioration de la vie des patients atteints de maladie chronique, le plan cancer II, le plan Alzheimer, le programme national de lutte contre les hépatites 2009-2012, le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et toxicomanie 2008-2011 et le plan 2007-2011 de prise en charge et de prévention des addictions.
La nouvelle campagne de communication de l’INPES, axée sur la prévention pour rappeler «qu’on est tous à un moment ou un autre concerné par le préservatif » est programmée en télévision et s’adresse plutôt aux 30-50 ans qui se posent la question du préservatif et de la prévention. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida 2009, l’Inpes diffusera cinq spots télévisés illustrant certaines situations de la vie affective et sexuelle et pouvant être à l’origine d’un risque de contracter le sida. Une affiche, un dispositif de communication en direction des populations cibles prioritaires comme la population homosexuelle, vient compléter la campagne en télévision.
Source : Ministère de la santé, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 27 novembre 2009 (Visuels INPES, CDC HIV)
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Cette actualité a été publiée le 28/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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