JOURNÉE MONDIALE des LÉPREUX 2010 : Les 30 et 31 Janvier, "Parce que la lèpre se guérit facilement"
Actualité publiée le 29-01-2010
Fondation Raoul Follereau
Les 30 et 31 janvier prochains, la Journée mondiale de la lèpre durera 48 heures… Ce n’est pas trop pour rappeler que cette maladie n’a pas disparu, et surtout qu’on dispose aujourd’hui d’un traitement efficace. Mais la très lente incubation de la maladie, qui la rend indétectable pendant des années, explique que le nombre de nouveaux cas dépistés chaque année ne baisse pas. Avec une nouvelle victime toutes les deux minutes, le bacille circule toujours : la Fondation Raoul-Follereau appelle aussi à la plus grande vigilance !
Cette fondation, avec d’autres ONG, mène depuis plus de 50 ans, comme elle le dit elle-même, « un combat inlassable contre l’exclusion sous toutes ses formes », tout en s’efforçant de faire progresser La détection de la maladie, mieux soigner les lépreux, favoriser leur réinsertion sociale. Car c’est une maladie qui isole socialement, depuis les temps les plus reculés.
Les 30 et 31 janvier la Fondation Raoul-Follereau (du nom de son fondateur), dépêchera dans toute la France, 35 000 quêteurs bénévoles au nom du « combat contre l’exclusion ». La Fondation compte sur la générosité du public pour financer une partie des programmes socio-sanitaires qu’elle mène dans 28 pays.
La lèpre existe encore, c’est ce que voulait rappeler Raoul Follereau quand en 1952 il disait : « Il semble que la lèpre soit née avec le monde, puisqu’on retrouve le cortège de ses crimes dès la première histoire ». La générosité des donateurs et l’efficacité du traitement et de la prise en charge ont permis des progrès spectaculaires : 14 millions de malades ont été guéris au court du dernier quart de siècle. Mais, avec 249 007 nouveaux cas dépistés en 2008, soit une nouvelle victime toutes les deux minutes dans le monde, la lutte est loin d’être terminée.
Comme les maladies tropicales négligées, dont elle fait partie, la lèpre continue ses ravages à l’abri des regards dans des régions reculées, parfois politiquement instables, frappées par l’ignorance et la pauvreté. Cet environnement freine le dépistage, retarde la prise en charge, provoquant les invalidités et les stigmates qui infligent au lépreux, insiste la Fondation. Résultat : 3 millions de malades, dépistés et traités trop tard, souffrent, aujourd’hui, de séquelles invalidantes.
Pour sa 57e campagne, la Fondation Raoul-Follereau a choisi comme signe de ralliement, le « croisillon », croix rouge et blanc barrant le visage d’un sujet africain, fil conducteur de la communication pour ces journées consacrées aux lépreux. Une façon de sensibiliser le public et notamment les nouvelles générations sur un drame, oublié et éloigné, qui frappe pourtant chaque année plus de 250 000 nouveaux patients, menacés d’exclusion sociale autant que sanitaire. Raoul Follereau croyait à « un monde sans exclusions et sans lèpres » (il ne pensait pas qu’à la maladie).
Mycobacterium leprae (bacille de Hansen), responsable de la lèpre, a été isolée en 1893 par le médecin norvégien Gerhard Hansen. Elle touche hommes, femmes et enfants et se transmet par les voies respiratoires ou par contact cutané. L’incubation est de plusieurs années. Le premier symptôme visible est l’apparition de taches cutanées insensibles puis, si le traitement est tardif, par l’atteinte des nerfs, entraînant paralysies et infirmités définitives. Depuis 30 ans, une association efficace de 3 antibiotiques permet d’éliminer le bacille et de guérir en 6 à 12 mois, selon la forme contractée.
Source : Fondation Raoul-Follereau, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 29 janvier 2010
Lire aussi : 57e JOURNEE MONDIALE : Le bacille de la LEPRE court toujours –
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Cette actualité a été publiée le 29/01/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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