JOURNEE NATIONALE de l’AUDITION : Aujourd'hui, PAS DE BALADEUR !
Actualité publiée le 12-03-2010
Prévention
Sensibiliser les jeunes au dépistage mais aussi à la prévention sera la grande priorité de cette Journée nationale, une journée « sans baladeur ». Car le temps d’écoute chez les jeunes, sur un baladeur numérique dépasse une heure et demie par jour, à un niveau sonore fréquemment élevé. A l’occasion de la Journée nationale de l’Audition, le Ministère de la Santé soutient aussi cette campagne de prévention des troubles de l'audition et de la malentendance. Car si déjà pris en compte en santé au travail, le bruit nocif touche de plus en plus les ados, qui, à 82% connaissent pourtant les risques possibles sur leur audition.
L’audition est un sens particulièrement vulnérable, car les cellules ciliées, sont peu nombreuses, environ 15000, leur nombre ne s’accroît pas, et elles ne se renouvellent pas. Les causes de la déficience auditive (DA) sont nombreuses : Si parfois d’origine pathologique, elles peuvent être également d’origines congénitales, soit génétiques, soit accidentelles, mais la plupart sont causées par de nombreux facteurs agressifs qui altèrent les cellules ciliées de l’oreille interne : bruit, vieillissement, médicaments ototoxiques ou pathologies diverses. La DA a pour conséquence un handicap social lié à la perte ou de la dégradation des fonctions primordiales de l’audition. Les troubles de l’audition sont de nombreux types, ainsi, 2,5 millions de personnes en France souffrent régulièrement d’acouphènes.
« Le bruit nocif » : Les niveaux sonores élevés sont un réel danger pour l’oreille car ils agissent sur les cellules sensorielles de l’oreille interne qu’ils détruisent. L’altération de ces cellules conduit à plus ou moins long terme, à des troubles irréversibles de l’audition : surdité, perception d’acouphènes, hyperacousie. La nocivité du bruit est rencontrée :
-en milieu professionnel, ainsi, 35% des personnes en activité professionnelle considèrent que le niveau sonore de travail est élevé ou trop élevé et 13% des salariés subissent un bruit supérieur à 85 dB,
-durant certaines activités de loisir (sports mécaniques par exemple) mais plus fréquemment à l’écoute de musique qui peut, au-delà d’un certain niveau, estimé entre 80 et 90 dBA, devenir un vrai problème de santé publique par le nombre et l’âge des personnes concernées, et par le caractère définitif des atteintes auditives. A partir de 110 dBA, on peut contracter un traumatisme sonore en quelques minutes.
Le dépistage, à tout âge :
Chez le nouveau-né : La surdité atteint plus d’un nouveau-né sur mille, et a des conséquences sérieuses sur l’acquisition du langage et la scolarité. Un dépistage dès la naissance est donc souhaitable alors qu’actuellement le diagnostic des surdités congénitales reste souvent tardif, après les deux ans de l’enfant. Une étude de faisabilité financée par l’Assurance Maladie, est actuellement en cours à Paris Ouest, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux et Toulouse.
Chez l’enfant : Tout enfant qui ne dit rien à 18 mois, qui ne dit pas de petites phrases à deux ans et demi, ou qui n’est pas compréhensible à 4 ans, doit bénéficier d’un examen auditif. A partir de trois ans, les examens de médecine scolaire comportent un test auditif.
Chez l’adulte : Au-delà de 60 ans, une personne sur deux a une perte auditive significative. Mais seulement 30% des personnes âgées ont conscience d’une gêne auditive. Le dépistage est donc nécessaire pour détecter la perte d’audition.
Les ados, une population cible en puissance : Une étude réalisée par Internet, par l'Institut Ad'Hoc pour la JNA, informe d’un temps d’écoute quotidien chez les jeunes, d’1H38 sur un baladeur numérique. 33% des 15-17 ans s'en serviraient 2 à 3h par jour, et 10% plus de 3h. Temps d’écoute va avec puissance et niveau sonore : 73% des jeunes interrogés règlent leur baladeur à puissance moyenne, 18% à forte puissance. 82% des jeunes connaissent pourtant les risques possibles sur leur audition (acouphènes, surdité précoce).
Le 11 mars sera donc une journée sans baladeurs : Afin de sensibiliser les jeunes, cette Jounée de l’audition est, cette année une journée sans baladeurs. Sensibiliser les ados à réduire leur niveau sonore et réduire la durée d’écoute quotidienne, c’est l’objectif aussi du Ministère de la santé qui devrait instaurer un dépistage systématique pour les jeunes.
Source : JNA, pour en savoir plus, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 11 mars 2010
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Cette actualité a été publiée le 12/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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