L’AP-HP répond sur les fermetures de Centres IVG
Actualité publiée le 16-11-2009
Service public
« IVG : Pas de diminution de l’offre de soins à l’AP-HP », répond l’AP-HP dans son communiqué du 13 novembre. L’AP-HP précise que si elle assure 19% des naissances en Ile de France, elle effectue 22% des IVG. Pourtant, samedi 14 novembre avait lieu la marche pour sauver l’IVG, à la suite de la fermeture récente de 4 centres d’IVG en région parisienne et en particulier, celle du centre de l’Hôpital Tenon, en juillet dernier. Au moment où l’on annonce la suppression de 1.150 emplois, L’AP-HP répond par la « recomposition globale de l’offre sanitaire ».
L’AP-HP comprend 16 centres d’IVG: 9 à Paris ( Bichat, Cochin, Lariboisière, Pitié-Salpétrière, Robert Debré, Saint-Antoine, Trousseau, Saint-Louis) et 7 en petite couronne (Avicenne, Béclère, Beaujon, Bicêtre, C.Celton, HEGP, Jean Verdier, L.Mourier)
« Depuis 2001, la loi autorisant depuis lors que l’IVG médicamenteuse soit pratiquée en ville, les IVG, après une forte croissance des interventions jusqu’en 1996, connaissent un léger recul. Cette évolution, qui permet une augmentation de l’offre globale, s’accompagne d’un fléchissement assez sensible du recours à l’IVG instrumentale (66,7% des actes en 2008 contre 80% en 1996) pratiqué en milieu hospitalier et, face à cette évolution, AP-HP doit adapter son organisation pour pallier une certaine disparité en termes de prise en charge : 7 centres seulement sur 18 pratiquaient jusqu'à fin 2008 toutes les techniques disponibles en un même lieu, ce qui ne permettait pas une réponse adaptée aux besoins des patientes.
C’est dans ce contexte ou l’AP-HP doit répondre de sa mission de service public qu’on été opérés cette année certains transferts d’unités selon un cahier des charges qui fait obligation à la fois de ne pas diminuer le volume d’activités et de proposer aux femmes l’ensemble des techniques existantes :
- l’activité modeste de Jean Rostand a rejoint le centre de Bicêtre au moment de l’ouverture de la nouvelle maternité (mai)
- Tenon ( qui maintient une antenne d’accueil et d’orientation) s’est regroupé avec le centre d’orthogénie de Saint Antoine (juillet)
- Broussais, dont les activités hospitalières sont en cours de redéploiement vers les autres hôpitaux de l’AP-HP, a été transféré à Cochin/Saint Vincent de Paul (septembre)
Parallèlement l’orthogénie va bénéficier de la recomposition globale de l’ offre sanitaire de l’AP-HP autour des 12 nouveaux groupes hospitaliers d’ici 2011 : chaque groupe hospitalier devra en effet disposer d’un centre d’IVG, de telle façon que sur un même territoire un niveau d’activité au moins équivalent à ce qu’il est actuellement soit proposé ainsi que tous les modes d’intervention (IVG chirurgicale sous anesthésie générale ou locale, IVG médicamenteuse)
Ainsi, la prise en charge d’orthogénie à l’AP-HP ne sera pas diminuée mais progressivement réorganisée pour offrir aux femmes une prise en charge plus complète et plus sûre.»
Le Planning Familial considère qu’« il s'agit d'une atteinte grave à l'obligation légale d’organisation de l'offre de soin en matière d'avortement à l'hôpital public.
Source : Communiqué AP-HP, mis en ligne par Maurice Chevrier, Santé log, le 16 novembre 2009 (Vignette Planning familial www.planning-familial.org)
Lire aussi :
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Cette actualité a été publiée le 16/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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