Le rêve des CARDIOLOGUES : Dreams, un stent résorbable
Actualité publiée le 08-09-2010
Innovation
Un stent qui se résorbe progressivement à l’intérieur de l’artère coronaire dans laquelle il a été inséré par angioplastie, le rythme de résorption étant calculé en fonction de la nécessité de maintenir le résultat de l’intervention jusqu’au moment où l’artère dilatée pourra se passer de son support et tenir ouverte sa lumière : Ce rêve, c’est le stent résorbable DREAMS (Drug Eluting Absorbable Metal Scaffold), un stent de métal enduit d’une substance antiproliférative relarguée lentement et destinée à éviter une trop précoce refermeture de l’artère : c’est ce qu’on nomme stent à élution. Il a un seul concurrent, le stent bioabsorbable du laboratoire Abbott.
La première implantation a eu lieu le 27 juillet au Lukas Krankenhaus (Hôpital) de Neuss, en Allemagne, première intervention entrant dans le cadre d’une étude des résultats cliniques à attendre de ce nouveau système de stenting : l’étude Biosolve-1 de Biotronik. Après avoir implanté de dispositif médical révolutionnaire, le Pr Michael Haude a déclaré : « Cette première implantation s’est bien passée et je suis impatient de voir comment DREAMS démontrera son efficacité au cours du suivi et dans les procédures à venir de l’essai Biosolve-1 ».
Pour les cardiologues interventionnels, cette première mise en place du stent résorbable représente une importante étape dans les progrès du traitement par stenting des sténoses coronariennes. Il faut dire que la technologie DREAMS est effectivement révolutionnaire, car elle associe pour la première fois l’avantage incontestable des stents métalliques (que veulent concurrencer les stents en plastique) avec la diffusion lente (élution) d’une molécule antiproliférative, plus un profil de dégradation fiable étudié pour permettre à l’artère de récupérer à son rythme sa physiologie naturelle… qui est de rester ouverte !
Ce nouveau dispositif médical est composé d’un alliage de magnésium biodégradable a même rythme que le relargage programmé de la molécule antiproliférative, suffisamment longtemps pour éviter la resténose, mais calculé pour éviter les inconvénients apparus avec les stents à demeure. Du sur mesure…
Le résultat de la mise en place des stents dans une artère dilatée de l’intérieur par l’angioplastie avec ballonnet a été nettement amélioré avec la disponibilité de molécules antiprolifératives destinées à éviter la resténose précoce. On a déterminé que le fait de laisser en place un stent dans l’artère est un facteur de resténose, parfois précoce, parfois tardive, obligeant à une, voire plusieurs, réinterventions.
En tant que pionnier du développement du stent résorbable, Biotronik a testé la sécurité et la biocompatibilité du système DREAMS pour arriver à un compromis acceptable entre stenting de l’artère, profil de résorption et élution optimale de l’antiprolifératif. Pour les cliniciens, la vraie révolution c’est bien sûr la biodégradabilité du stent en cardiologie interventionnelle (angioplasties artérielles). L’étude Biosolve-1 a prévu d’enrôler des patients en Allemagne, Belgique, Pays Bas et Suisse.
Biotronik (Berlin) figure parmi les leaders mondiaux de la stimulation cardiaque et de la télésurveillance cardiologique, du cathétérisme et des stents, présente dans plus de 100 pays et comptant 5.300 collaborateurs. Il a un concurrent sur le terrain du stent résorbable : le laboratoire Abbott, dont un stent bioabsorbable a été implanté dès 2008 à l’Institut hospitalier Jacques-Cartier (Massy, Essonne), dans le cadre d’un essai multicentrique de 2 ans qui enrôlera 80 patients dans 12 centres de cardiologie interventionnelle en Europe, Australie et Nouvelle Zélande.
Source : Biotronik (Visuels) mise en ligne Yann-Mikael Dadot, Santé log, le 8 septembre 2010
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Cette actualité a été publiée le 08/09/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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