Les RECHERCHES ADN entraînent une diminution de 30% des viols aux U.S.
Actualité publiée le 04-03-2010
Santé et société
elon le dernier rapport du FBI sur les crimes et délits commis aux Etats-Unis, les viols ont atteint en 2008 leur incidence la plus basse depuis 20 ans, pour au moins deux raisons : d’une part, la recherche des traces de l’ADN des violeurs sur la victime a atteint une perfection quasi-absolue, d’autre part les victimes de viols (rapes) collaborent plus souvent avec la police et la Justice, à mesure que le regard de la société devient plus indulgent vis-à-vis d’elles.
Selon le rapport du FBI, 89.000 femmes ont porté plainte pour viol en 2008 (29 femmes pour 100.000 habitants), contre par exemple 109.062 en 1992 (43 pour 100.000).
Ainsi, si la police est formée pour prendre le temps d’écouter la victime, le sens de sa plainte, elle est en quelques années, devenue plus active dans son enquête et sa recherche de preuves du crime, la notion de crime étant de plus en plus souvent retenue, déclenchant une procédure judiciaire en rapport. Les hôpitaux, surtout, sont maintenant pourvus de moyens médico-biologiques qui leur permettent de réaliser des prélèvements pour la recherche de l’ADN de l’agresseur, « ce qu’ils n’avaient pas il y a quarante ans », concluait Michel Males, expert criminologue, dressant le bilan de ces avancées dans un récent numéro de USA Today.
Des enquêtes médico-judiciaires plus systématiques : Effectivement, les enquêtes médico-judiciaires sont beaucoup plus fréquentes actuellement parce que justement les techniques de recherche et de décryptage de l’ADN de l’agresseur permettent aux enquêteurs (police et Justice) de ne pas avoir pour seul élément de preuve les déclarations de la victime qui n’aident pas vraiment à identifier un agresseur. L’identité de celui-ci peut être retrouvée s’il est déjà connu « génétiquement » de la Justice – ce qui est fréquent, nombre de violeurs sont des récidivistes.
En France, c’est ce que permet le FNAEG ou Fichier national automatisé des empreintes génétiques. De même en France, des Unités médico-judiciaires, les UMJ, dans certains hôpitaux permettent le démarrage dans les meilleures conditions de l’enquête pour viol.
Aux Etats-Unis, un véritable budget et un nouvel état d’esprit : Une loi fédérale de 1994, le Violence Against Women Act a débloqué 1,6 milliard de dollars pour soutenir les actions médico-judiciaires contre les viols. Tout est parti de là : pour les observateurs de criminologie, ces actions sont devenues plus professionnelles, comme ces crimes étaient enfin considérés pour ce qu’ils sont…
L’état d’esprit des femmes attaquées a également évolué, non seulement parce que la presse en parle, mais aussi parce que dans nombre d’établissements scolaires américains on a commencé à discuter du sujet dès la fin des années 1970. De ce fait, beaucoup plus de femmes aujourd’hui qu’il y a vingt ans n’hésitent plus à porter plainte.
Source : USA Today.com, FBI (visuels) mise en ligne Claire Tancrède, Santé log, le 3 mars 2010
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Cette actualité a été publiée le 04/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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