LIPIDES dans l’alimentation : Une question d’équilibre
Actualité publiée le 19-03-2010
AFSSA
Graisses saturées ou polyinsaturées, végétales ou animales, tout est une question « de mesure » rappelle l’Afssa. Car les graisses saturées ou transformées participent de manière importante au risque de maladies cardiovasculaires mais certaines matières grasses sont importantes pour la croissance et le développement. Pour prévenir les principales pathologies potentiellement liées aux mauvaises habitudes alimentaires, l’Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) recommande de limiter la part de lipides à 35 à 40 % des apports énergétiques quotidiens, les graisses saturées et les graisses transformées ne devant pas représenter respectivement plus de 12% et 1%. Et informer clairement les consommateurs, car qui est aujourd’hui capable d’identifier la qualité des graisses d’un produit ?
De nombreuses personnes ne comprennent pas toujours l'influence de la consommation de graisses pour leur santé, ainsi, 43 % des adultes et 34 % des enfants dépassent cette limite quotidienne conseillée de lipides et beaucoup ne prennent pas en compte la qualité des graisses qu’ils consomment. Et si les graisses sont souvent bannies d’un régime alimentaire sain et équilibré, pourtant, il existe de bonnes graisses, parfois même essentielles. La qualité des matières grasses dans l'alimentation est à la fois importante pour la croissance et le développement, mais aussi sur le taux de cholestérol et le risque de développement de troubles cardiovasculaires ou d’AVC.
Limiter les graisses saturées : Si les acides gras saturés sont consommés en excès par la population française (16 % des apports énergétiques en moyenne alors que l'apport nutritionnel conseillé est inférieur à 12 %). On trouve les graisses saturées dans les produits laitiers, dans la charcuterie (graisses animales) l’huile de palme, les gâteaux, pâtisseries, frites.
Certains acides gras polyinsaturés peuvent être bénéfiques comme l’EPA en prévention des maladies cardiovasculaires ou le DHA, pour le développement et le fonctionnement cérébral. Il existe de bonnes graisses, parfois même essentielles. La consommation et la qualité des matières grasses dans l'alimentation doivent donc être
-adaptées à chaque période de la vie,
-diversifiées en graisses végétales (huile de tournesol, huiles de colza, de noix et de soja) et animales (saindoux, beurre, etc) pour respecter l'équilibre des apports entre les différents acides gras,
-équilibrées, ni trop, ni trop peu, et en fonction des dépenses d'énergie de chacun.
Analyser la composition en graisses des aliments : Afin de pouvoir apporter aux consommateurs des conseils simples pour leur alimentation, informer sur les différentes qualités de graisses et les limites de consommation, dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS), l’Afssa va donc analyser la composition des principaux aliments vecteurs en acide gras.
Apporter des recommandations aux consommateurs pour mieux répondre aux besoins nutritionnels et prévenir le développement de maladies chroniques. L’étape suivante sera de pouvoir proposer, aux consommateurs, une information simple sur le contenu des produits alimentaires, dont la teneur en énergie par portion mais également la qualité des graisses du produit.
Source : Communiqué AFSSA, mise en ligne Maurice Chevrier, santé log, le 18 mars 2010
Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à l’actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras
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Avec le Laboratoire PiLeJe

fondateur de la Micronutrition, une discipline médicale qui s’intéresse à l’impact des micronutriments sur la santé, évalue les déficits, les déséquilibres et recherche les moyens de corriger et d’optimiser le statut micronutritionnel des patients.
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Cette actualité a été publiée le 19/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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