MÉLANOME : L’IPILIMUMAB de BMS évalué en priorité par la FDA
Actualité publiée le 27-08-2010
FDA
L’ipilimumab est un anticorps monoclonal, comme son nom l’indique (mab : monoclonal anti-body), une classe thérapeutique dont les constituants ont une particularité : ils sont développés spécifiquement pour cibler un point précis, une cellule ou un récepteur sur la membrane externe de cette cellule. L’ipilimumab a été développé par le laboratoire Bristol-Myers Squibb pour le traitement du mélanome avancé de patients ayant reçu un précédent traitement en échec et devrait, avec cette revue prioritaire être libéré pour… Noël.
Cette biothérapie (selon la FDA) s’est vu accorder une revue prioritaire par la FDA en tant que produit biologique (BLA) en raison de son importance thérapeutique : avancée pharmacologique exceptionnelle, traitement comblant un vide de la pharmacopée.
On se souvient que cette molécule a fait l’objet d’une présentation exceptionnelle en juin dernier à la 46e réunion annuelle de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO), avec communication des résultats de l’étude clinique MDX010-020, publiés on line par le New England Journal of Medicine
Cette étude a comparé la survie globale des patients recevant l’ipilimumab plus un vaccin thérapeutique Gp 100 (3 mg/kg and 1mg/kg toutes les trois semaines, n=403), avec celle de patients recevant l’ipilimumab seul (3 mg/kg toutes les trois semaines, n=137) et de patients recevant seulement le Gp 100 (n=136).
Bonne nouvelle : l’ipilimumab est actuellement en examen à l’Agence Européenne des Médicaments (EMA).
Cet ACM nouveau est un potentialiseur des lymphocytes T, qui bloque de façon spécifique le signal inhibiteur du CTLA-4, ou cytotoxic T lymphocyte-associated antigen 4, qui exerce une fonction critique dans la régulation de la réponse immunitaire naturelle. Supprimer CTLA-4 permet d’augmenter l’efficacité de la réponse immunitaire dépendant des lymphocytes T dits cytotoxiques.
Le mélanome avancé (métastatique) est la forme de cancer cutané caractérisée par la croissance incontrôlée des mélanocytes. La forme métastatique est plus difficile à traiter en raison de la diffusion de la tumeur à des organes profonds via les circulations sanguine et lymphatique. L’incidence du mélanome augmente régulièrement (multipliée par 10 depuis 50 ans). Rien qu’aux Etats-Unis, selon l’American Cancer Society (ACS), on en a enregistré environ 68 000 nouveaux cas en 2009.
Il s’agit du cancer cutané le plus mortel (8.700 décès en 2009), en raison de son fort potentiel métastatique, bien qu’il ne constitue que 3 % des cancers de la peau.
Source : BusinessWire, BMS (Visuels), mise en ligne Yann-Mikael Dadot, Santé log, le 27 août 2010
Accéder aux dernières actualités sur le Mélanome,
Lire aussi :
ASCO, MELANOME M+: IPILIMUMAB de BMS apporte un gain de plusieurs mois de survie –
MÉLANOME : L’IPILIMUMAB de BMS avait un précurseur Français -
Réagissez à cette actu sur Santé Blog
Cette actualité a été publiée le 27/08/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
|