MORT SUBITE du NOURRISSON : La prévenir par simple analyse de sang
Actualité publiée le 06-03-2010
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Le Syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), serait du à l'activité exagérée du nerf vague qui ralentit la fonction cardiaque, selon une étude du Laboratoire de Neurobiologie et Pharmacologie Cardiovasculaire de l’Université de Strasbourg. Les résultats de cette étude, financée par le ministère français de la Recherche, sont publiés dans l’édition du 1er mars de la revue scientifique PLoS One. Ces résultats pourraient permettre un diagnostic précoce des risques de SMSM encourus par le nouveau-né, grâce à l'examen d'un simple échantillon sanguin.
La mort subite du nourrisson qui intervient dans la première année de la vie, est à l'origine de 400 décès par an en France et reste la principale cause de décès chez les nourrissons âgés de moins d’un an. Elle frappe un bébé sur 2.000 en moyenne en France.
L’étude avait pour objectif d’identifier des anomalies cardiaques chez les victimes de SMSN. Les chercheurs ont analysé des échantillons de tissu ventriculaire et de sang obtenus à partir d’autopsies réalisées sur 9 enfants décédés de causes non cardiaques. La mesure des récepteurs à l'acétylcholine a mis en évidence un doublement de la densité de ces récepteurs cardiaques chez les nourrissons frappés de SMSN, démontrant que la surexpression de ces récepteurs cardiaques est associée au SMSN. L'augmentation de l'activité de l’acétylcholine apparaît donc comme un mécanisme de régulation possible : cette substance produite par le nerf vague, assure la transmission de l'influx nerveux. Le nerf vague contrôle le fonctionnement du cœur et agit comme un frein cardiaque. Lorsqu'il fonctionne exagérément, il peut mener à des ralentissements très importants du rythme cardiaque, voire à des arrêts cardiaques. Une augmentation de l’activité de ces récepteurs cardiaques à l’acétylcholine entrainerait donc une activité trop élevée du nerf vague.
Conclusions : Un simple prélèvement sanguin pourrait donc permettre de dépister le SMSN chez les nouveau-nés à risque. Cette recherche ouvre également la voie au développement de nouveaux médicaments en traitement préventif, agissant sur la régulation du nerf vague.
-Récemment, selon une étude américaine publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), des chercheurs concluaient qu’une production insuffisante de sérotonine chez les bébés pourrait être responsable du syndrome de la mort subite du nourrisson.
-L’Association Naître et vivre, en France rappelle que pour prévenir le risque de mort subite du nourrisson, l’enfant doit être couché sur le dos.
Source : PLoS One « Cardiac Muscarinic Receptor Overexpression in Sudden Infant Death Syndrome” Livolsi A, Niederhoffer N, Dali-Youcef N, Rambaud C, Olexa C, et al. (2010) Cardiac surexpression des récepteurs muscariniques dans Sudden Infant Death Syndrome. PLoS ONE 5 (3): e9464. doi: 10.1371/journal.pone.0009464; Association Naître et vivre (Visuels), voir Plaquette de l’Association, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, santé log, le 5 mars 2010 (Visuels Santé log Petite Enfance N°3 copyright Fotolia)
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Cette actualité a été publiée le 06/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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