MUTILATIONS GENITALES FEMININES : Tolérance ZERO, dit l’OMS
Actualité publiée le 08-02-2010
Journée internationale
La Journée internationale contre les Mutilations Génitales Féminines est célébrée chaque année, souvent dans le silence des medias. Pourtant, dans le monde, on estime de 100 à 140 millions le nombre de jeunes filles et de femmes qui vivent avec les séquelles de mutilations sexuelles et l’Institut national d’études démographiques (INED) estime à plus de 50.000 le nombre de femmes excisées résidant en France. Fréquemment sources de graves hémorragies et de complications à l’accouchement sur la mère et pour l’enfant, leur prévention, dans les pays riches doit être poursuivie par les associations jusqu’au retour des femmes dans les pays d’origine.
L’enquête ExH réalisée avec l’INED dans 5 régions françaises de 2007 à 2009 sur 2900 femmes migrantes ou filles de migrants a révélé que près de 20% d’entre elles ont été victimes de mutilations sexuelles.
Les mutilations génitales féminines sont des interventions qui modifient ou blessent intentionnellement des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales, pratiquées le plus souvent sur des jeunes filles entre l'enfance et l'âge de 15 ans. Le geste est internationalement reconnu comme une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes et ne présente bien entendu, aucun avantage pour la santé des jeunes filles et des femmes. Au contraire, ces pratiques sont fréquemment sources de graves hémorragies et de problèmes urinaires et peuvent entraîner plus tard des complications lors de l'accouchement ainsi que le décès de nouveau-nés.
Elles sont de 4 types : La clitoridectomie, l’excision, l’infibulation ou rétrécissement de l'orifice vaginal et toutes autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales.
L’Afrique est le continent majoritairement touché par les pratiques de mutilation sexuelle avec environ 3 millions de jeunes filles par an qui les subissent et 92 millions de femmes et de jeunes filles qui les ont subies, parfois dès l’âge de 10 ans.Ces « interventions » sont le plus souvent pratiquée par des circonciseurs traditionnels, qui jouent souvent un rôle central dans les communautés, notamment en tant qu'accoucheurs mais aussi par des soignants.
Les MSF relèvent de la torture, rappelle l’OMS : Rappelons que les mutilations sexuelles féminines sont considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes. Pratiquées en majorité sur des mineures, elles constituent également une violation des droits de l'enfant. Violation des droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, elles relèvent de la torture et bafouent le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles.
L’OMS lance un appel aux professionnels de santé : En 1997, l’OMS a publié avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) une déclaration conjointe contre la pratique des mutilations sexuelles féminines. Une nouvelle déclaration, plus largement soutenue par les Nations Unies, a été publiée en février 2008 et met en évidence la reconnaissance croissante des dimensions juridiques du problème et ses liens avec les droits de l'homme, tout en apportant des données actualisées sur la fréquence et l'ampleur des mutilations sexuelles féminines. Parmi ces données, le fait que les mutilations sexuelles féminines sont de plus en plus pratiquées par du personnel médical qualifié. L'OMS engage vivement les professionnels de santé à ne pas se livrer à de telles pratiques.
Source : OMS, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 6 février 2010
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Cette actualité a été publiée le 08/02/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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