NDM-1 et tourisme médical : Le gouvernement indien réfute l'accusation
Actualité publiée le 07-09-2010
BMR
Tout comme le Mexique avait refusé le terme de grippe mexicaine, l’Inde refuse l’appellation de « New Dehli » bactérie et réfute les accusations portées contre le tourisme médical en Inde, qui serait responsable de la propagation de la NDM-1. La bactérie multi et hyper-résistante "New Delhi 1 métallo-β-lactamase" (NDM-1) mise à jour avec la parution de cet article dans la revue The Lancet, article écrit justement par un médecin indien, le Dr. Karthikeyan K Kumarasamy du Department de microbiology de l’University de Madras (Inde) ne rend pas service à l’Inde et à son tourisme médical florissant…
L’article du Lancet situait les NDM-1 dans des isolats de Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae identifiés au Royaume-Uni, en Inde et au Pakistan. Parmi les 29 patients britanniques avec NDM-1, 17 avaient récemment voyagé en Inde ou au Pakistan, et plusieurs avaient été hospitalisés avec intervention chirurgicale. Et le premier décès lié à la NDM-1 remonte au mois de juin dernier, chez un homme belge infecté durant son hospitalisation au Pakistan. Les auteurs de l’article du Lancet concluaient donc à une probabilité de risque de propagation avec le tourisme médical en Inde.
D’après le blog de Nature, l’auteur de l'étude, le Dr. Karthikeyan Kumarasamy aurait depuis fait marche arrière et déclaré que la menace n'était pas aussi grande qu'elle semblait l’être. Il aurait précisé que la provenance d’Inde de la superbactérie était, au mieux, spéculative. "La conclusion que la bactérie a été transmise d’Inde est de nature hypothétique. Sans pouvoir analyser des échantillons venant du monde entier, nous ne pouvons que spéculer sur ses origines", aurait déclaré le Dr. Kumarasamy.
L'étude fait valoir que les voyageurs britanniques étaient en provenance de l'Inde, en grande partie à cause du tourisme médical mais les experts en Inde insistent sur le fait que les conclusions de l’article sont incorrectes, non seulement parce que les chercheurs admettent qu'ils «ne pouvaient pas prouver statistiquement un lien entre la souche indienne et les isolats du Royaume-Uni», mais aussi parce que tous les isolats n’auraient pas été comparés.
Le gouvernement indien précise qu’il n’y a pas de preuve suffisante sur l’origine indienne de la « superbactérie ». Les patients qui étaient à Londres avant, n’ont pas été testés avant de venir ...," aurait déclaré le ministre indien de la Santé, Ghulam Nabi Azad. Pour le gouvernement indien, les déclarations sur le tourisme médical ont ajouté à la blessure déjà créé en nommant la NDM-1 « New Dehli ».
« Nous refusons de nommer ces bactéries « New Delhi », a déclaré le directeur général des services de santé, RK Srivastav. Le Ministre de la Santé indien aurait même noté que plusieurs auteurs de l'étude avaient des intérêts pharmaceutiques (Source CBS). L’Inde a de son côté tout intérêt à préserver son tourisme médical, qui, selon l’AFP, génère déjà 270 millions d'euros et pourrait peser près de 1 milliard d'euros d'ici à 2012.
Sources : Industanstimes, The Lancet The Lancet Infectious Diseases doi:10.1016/S1473-3099(10)70143-2 «Emergence of a new antibiotic resistance mechanism in India, Pakistan, and the UK: a molecular, biological, and epidemiological study », The Great Beyong (Nature.com blog) » India denounces report on politically incorrect superbug », mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 7 septembre 2010 (Visuel CDC, vignette BBC news « NDM-1 is carried by Gram-negative bacteria like Klebsiella)
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Cette actualité a été publiée le 07/09/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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