NOUVEL ANTIRETROVIRAL présenté par un laboratoire français
Actualité publiée le 11-02-2009
Rétrovirus
Dimanche 8 février s’est ouverte à Montréal la 16e Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI, jusqu’au 11 février). A cette occasion, un jeune laboratoire pharmaceutique français, BioAlliance Pharma (Paris), présentait les résultats d’une nouvelle classe d’antirétroviral (anti-VIH) : un inhibiteur d’intégrase du VIH de la famille des quinoléines. C’est le second inhibiteur de ce type après la présentation l’an dernier du raltégravir (Isentress®, Merck and Co). Les quinoléines ont un nouveau mécanisme d’action qui leur permet de conserver leur activité sur des virus résistant aux autres classes d’antirétroviraux (ARV) et sur des virus résistants à l’inhibiteur d’intégrase précédent.
En effet, l’apparition progressive de résistances du VIH, due à des mutations génétiques du virus, aux ARV rend obligatoire le développement de nouvelles molécules mais aussi le ciblage d’éléments du virus. C’est le cas des inhibiteurs d’intégrase du VIH, qui agissent en bloquant l’action de l’intégrase, une enzyme qui permet aux gènes du virus de de parasiter l’ADN de la cellule-hôte (lymphocyte) pour s’y reproduire… en la détruisant in fine (apoptose).
Ce mécanisme inhibiteur s’ajoute à ceux des autres classes thérapeutiques de l’infection à VIH, notamment celles qui s’attaquent aux enzymes permettant la réplication virale : protéase, reverse-transcriptase, intégrase. Il y a aujourd’hui 6 classes thérapeutiques anti-VIH disponibles, toutes développées en moins de 30 ans depuis l’émergence du VIH (1981).
BioAlliance Pharma, créé en 1997, a par ailleurs commercialisé en France en septembre 2007 son premier produit original, le comprimé muco-adhésif gingival Loramyc®, qui repose sur la technologie Lauriad®. Ce système de délivrance buccale permet un ciblage muqueux des mycoses, libérant en continu le principe actif (l’antifongique miconazole) au contact du tissu infecté, sans passage dans la circulation générale.
C’est le traitement de la candidose oropharyngée du patient immunodéprimé, infection buccale opportuniste d’origine fongique (Candida albicans), du patient atteint de cancer après chimiothérapie ou radiothérapie, du séropositif VIH, du sujet âgé immunodéprimé, du patient sous corticostéroïdes à long terme ou immunosuppresseur, le terrain fragilisé facilitant la prolifération opportuniste du champignon. La boîte de 14 comprimés coûte 71.55 € (prise en charge : 65 %).
Le lancement de Loramyc® en Europe a débuté en 2008 au Royaume-Uni, en Allemagne et au Danemark et se poursuivra en 2009. Prochaines étapes : Etats-Unis, Corée, Chine.
Auteur : Yann-Mikael Dadot, Santé log, mis en ligne le 9 février 2009 Visuel VIH BI (from Boehringer Ingelheim)
Accéder au site Bio Alliance Pharma : http://www.bioalliancepharma.com
Nos autres actus sur “le VIH” : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualites-sante-recherche.php?mot_rech=vih&zone_rech=titre&valider.x=21&valider.y=9
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Cette actualité a été publiée le 11/02/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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