PARTENARIAT public-privé en ONCOLOGIE : MERCK SERONO et les cancéropôles
Actualité publiée le 04-06-2010
Recherche translationnelle
Depuis 2003, les cancéropôles constituent des points d’ancrage de la recherche française en oncologie, permettant une coordination plus efficace de l’utilisation des ressources, des moyens et une véritable collaboration interdisciplinaire. Préconisés par le Plan Cancer, les cancéropôles ont permis la création de réseaux à grande échelle, d’unités permettant d’accélérer la recherche translationnelle sur le cancer, c’est dire le passage au patient, dans un délai optimal, des fruits de la recherche fondamentale. Leurs orientations sont définies en rapport avec la politique nationale de recherche promue par l’Institut national du cancer (INCa), également issu du Plan Cancer 1.
Il existe aujourd’hui 7 pôles régionaux et interrégionaux qui permettent des partenariats entre des unités de l’INSERM, du CNRS, du CEA, des équipes universitaires et des centres de lutte contre le cancer, des biotechs - et des laboratoire pharmaceutiques. Parmi eux : Merck Serono, qui dispose d’une forte R & D en oncologie. Ce laboratoire fait partie des 7 industriels du médicament qui ont engagé des partenariats de R et D avec les cancéropôles.
Dès 2003, Merck Serono a pris l’initiative de nouer ses partenariats avec les cancéropôles: d’’abord CLARA, puis PACA, GSO, GO (1)… ce qui correspondait bien à l’un des objectifs de la création de telles structures : décloisonner recherche privée et recherche publique en les rapprochant au sein de projets communs où s’exercent des compétences complémentaires, voire des spécificités selon es sites.
« Avec une approche adaptée à chaque cancéropôle, ses particularités et ses thématiques, Merck Serono a su créer un partenariat spécifique avec chacun d’eux », rappelle le laboratoire, avec quelques années de recul. Les projets développés par le laboratoire avec les quatre cancéropôles concernent aussi bien la recherche clinique que la recherche en sciences humaines et sociales, qui touchent au vécu du patient.
· Le projet avec le cancéropôle GSO concerne 5 gènes marqueurs prédictifs potentiels de la réponse aux traitements du cancer du rectum, permettant de personnaliser la stratégie thérapeutique (traitement ciblé) à chaque patient. Le traitement néo-adjuvant (chimiothérapie, radiothérapie) pourrait aider ainsi à minimiser, à retarder ou à éviter la résection chirurgicale.
· Le projet avec le cancéropôle GO étudie le ciblage thérapeutique des patients dans le cancer colorectal métastatique. Il s’agit de traitements agissant sur des cibles moléculaires spécifiques au niveau de la cellule tumorale, tel le récepteur du facteur de croissance épithélial (EGF-R), présent dans plusieurs cancers, contre lequel Merck Serono a développé Erbitux® (cétuximab), dont la recherche en biologie moléculaire est plus efficace que l’immunohistochimie.
· Le projet avec le cancéropôle CLARA concerne l’évaluation de la prise en charge médicale du sarcome, tumeur maligne rare des tissus mous (moins de 1 % des tumeurs de l’adulte), nécessitant une approche multidisciplinaire. Pour décrire, comprendre et améliorer la prise en charge au niveau régional puis national, une seconde étude prospective, descriptive et exhaustive (après celle de 2002) de tous les sarcomes diagnostiqués en Rhône-Alpes en 2005 et 2006. Il devrait en sortir des recommandations sur la prise en charge la plus coût/efficace au plan national.
· Le projet avec le cancéropôle PACA étudie le changement de la réponse dans l’évaluation de la qualité de vie des aidants des patients atteints de cancer, au cours de la période qui suit l’annonce du diagnostic à ces patients, avec la mesure de la part liée à l’adaptation psychosociale dans cette évaluation.
L’oncologie constitue un axe stratégique dans la R et D de Merck Serono, axé sur 3 plateformes thérapeutiques : développement de traitements ciblant directement la tumeur et les cellules cancéreuses (cibles moléculaires) ; l’environnement tumoral exemple : l’angiogenèse) ; traitement immunostimulants pour obtenir une réponse anti-tumorale cellulaire (anti-facteurs de croissance, vaccins).
Source : Réunion Merck Serono /Cancéropôles CLARA, puis PACA, GSO, GO., mise en ligne Jean-Marie Manus, Santé log, le 4 juin 2010
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Les 7 cancéropôles : CLARA (Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes), GE (Grand Est : Alsace, Bourgogne Champagne-Ardenne Franche-Comté Loraine), GO (Grand Ouest : Bretagne, Centre Pays de la Loire, Poitou-Charentes), GSO (Grand Sud-Ouest : Bordeaux Limoges Montpellier Nîmes Toulouse), Ile de France (Paris et Région parisienne), NO (Nord-Ouest : Nord-Pas de Calais Picardie Haute-Normandie, Basse-Normandie), PACA (Région Provence-Alpes-Côte d’Azur).
http://www.merckserono.fr/fr/index.html
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Cette actualité a été publiée le 04/06/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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