Pénibilité à l’HÔPITAL : Appel à la grève illimitée des médecins
Actualité publiée le 31-08-2010
Réforme des retraites
« Parce que le travail de nuit, nuit gravement à la santé », le Syndicat National des Praticiens hospitaliers Anesthésistes-Réanimateurs (SNPHAR-e), le Syndicat des médecins anesthésistes réanimateurs non universitaires (Smarnu) et le SAMU de France appellent les médecins hospitaliers à une « grève de la pénibilité ». Une grève qui ne devrait pas trop handicaper les usagers, étant donné le système d’assignation obligatoire qui garantit la délivrance des soins urgents. Des manifestations sont également prévues par les syndicats, le 7 septembre.
9 syndicats de Praticiens Hospitaliers représentant des spécialités et des statuts fortement impliqués dans la permanence des soins hospitalière, avaient déjà interpellé par courrier, le 24 juin dernier, le président de la République sur la pénibilité de la profession, liée au travail de nuit ou de week-end. Des facteurs de pénibilité qui avaient pourtant été reconnus lors des mouvements de grève de janvier à mars 2008, sur un relevé de conclusions signé par la DHOS et les syndicats de la Permanence des Soins alors regroupés dans la FPSH (La Fédération de la Permanence des Soins Hospitalière regroupant les organisations Amuf, Snphar, Smarnu, Symhospriv et Samu de France..).
Un nouvel appel, initié par des syndicats d'anesthésistes (le SNPHAR-e et le Smarnu) et relayé par d’autres syndicats appelle à nouveau le gouvernement à la prise en compte de la pénibilité dans la réforme des retraites examinée par les députés à partir du 7 septembre. Le projet du gouvernement prévoit que seuls les assurés dont l'incapacité est d'au moins 20% maintiendraient leur droit à la retraite à 60 ans...
Le Snphar appelle donc à une « grève de la pénibilité » : « Nous avions prévenu que la rentrée à l'hôpital ne se ferait pas sans heurt », écrit le Syndicat qui juge les propositions pour la réforme des retraites « totalement inacceptables ». Il s’agirait en effet pour les médecins hospitaliers de devoir travailler jusqu'à 67 ans pour une retraite à taux plein. Le syndicat appelle donc tous les médecins hospitaliers à faire grève et à venir manifester.
Le Smarnu entame également la grève pour la reconnaissance de la pénibilité et appelle à la reconnaissance de la pénibilité spécifique de certaines spécialités médicales dont l'exercice est marqué par la contrainte, la cadence, le travail en multi-site simultané, et l'activité nocturne à répétition régulière.
Le Syngof s’inquiète de l’absence de renouvellement dans la profession et des fermetures envisagées des plus petits établissements.
Le Samu de France a transmis également son préavis de grève à la Ministre de la Santé, appelant à la défense des retraites de l’ensemble des praticiens hospitaliers, précisant que la cessation du travail interviendra le 7 septembre à partir de 8 H, et jusqu’au 8 septembre, 8 H.
L’Amuf (Association des médecins urgentistes de France) s’associe au mouvement, précisant que la réforme des retraites que la Ministre de la santé a signé avec 2 organisations intersyndicales en juillet dernier ne répond en rien aux préoccupations des médecins urgentistes et des praticiens hospitaliers.
Les médecins du SNPHAR-e ont fait le bilan des troubles et maladies liés au manque de sommeil et à la pénibilité de leur exercice. La liste est longue, troubles du sommeil, stress et troubles nerveux, troubles gastro-intestinaux, prise de poids et syndromes métaboliques… sans oublier la baisse de vigilance…pour les patients.
Sources : SNPHAR-e, Dossier pénibilité du travail de nuit, Smarnu (Vignette), Syngof, Samu de France (Visuel), Amuf, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 31 août 2010
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Cette actualité a été publiée le 31/08/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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