PERSONNES AGEES ET DEPENDANTES : Le manque cruel d'information pour les aidants
Actualité publiée le 12-11-2009
Conférence nationale de l’accueil temporaire
Lacunes dans les services proposés, manque d’information et de politique de prévention, cette enquête, publiée le 12 novembre, par le groupe de réflexion et réseau pour l’accueil temporaire des personnes en situation de handicap (GRATH) ouvre de nombreuses voies de réflexion pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Ces résultats, sur les besoins et les attentes des personnes âgées en perte d’autonomie et de leurs proches aidants, sont publiés à l’occasion de la 4ème Conférence nationale de l’accueil temporaire.
Cette enquête nationale, réalisée au printemps 2009 par l’institut LH2 et grâce au soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et des fédérations AGIRC-ARRCO, permettra d’orienter le développement de services adaptés.
Plus de 500 aidants ont été interrogés par téléphone sur la connaissance qu’ils ont des relais mis à leur disposition, sur l’emploi qu’ils en font ou qu’ils pourraient en faire, sur les raisons de leur non emploi ou encore sur les services nouveaux qui pourraient être développés à leur profit. Les services étudiés ont été: l’aide à domicile, l’accueil de jour et l’hébergement temporaire, les remplaçants temporaires à domicile et les familles d’accueil, l’accueil de nuit et la garde itinérante de nuit, le concept « Vacances répit Famille » ® qui vise à permettre un accueil « aidant(s)/aidé » sur un lieu de villégiature offrant des possibilité de répit à la carte en même temps que des soutiens divers aux aidants : formation, information, groupes de parole, etc.
Demeurer au domicile, le choix des personnes âgées dépendantes : En effet, les personnes âgées dépendantes font très majoritairement le choix de demeurer au domicile, essentiellement grâce à l’appui de leurs proches. Mais la fonction d’aidant n’est pas sans conséquence sur la vie sociale, familiale et professionnelle, voire sur la santé.
Développer et diversifier les possibilités de relais nécessaires est une obligation car l’entourage, en assurant plus de 70% des tâches d’accompagnement de la personne dépendante, se trouve être « la 1ère entreprise de santé de France ».
Les différents freins identifiés à l’usage des services proposés :
-un important déficit d’information : c’est souvent à l’occasion d’une hospitalisation que les aidants se mettent en quête d’aide.
-les freins d’ordre psychologique par le fait du sentiment de culpabilité qui peut paralyser le proche et par la mauvaise représentation de l’institution dans l’opinion publique.
-Le décalage entre les prestations proposées et les attentes des aidants : horaires inadaptés, manque de stabilité des personnels, manque de réactivité lorsque le besoin est là, etc.
Les préconisations de l’enquête portent donc sur :
- la nécessaire optimisation qualitative et la progression quantitative des services existants ;
- une meilleure visibilité des services existants et de leur disponibilité place à place, en particulier pour les offres de service en accueil de jour et en hébergement temporaire ;
- le développement des aides aux transports et de services itinérants capables de se porter à la rencontre de leurs usagers ;
- les modalités de participation financière des usagers ;
- le développement de services originaux et innovants tels le remplacement à domicile et les villages répit famille, et sur le regroupement des formules complémentaires dans le cadre de plateformes de répit comme la CNSA l’expérimente pour le plan Alzheimer ;
- la prévention. Le GRATH préconise ainsi de lancer d’importantes campagnes nationales d’information et de décerner le label de grande cause nationale aux proches aidants.
Source : GRATH Jean-Jacques Olivin, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 12 novembre 2009
Lire aussi : PERTE D’AUTONOMIE : Augmentation de la dépendance chez les patients âgés -
Réagissez à cette actu sur Santé Blog
Cette actualité a été publiée le 12/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
|