PLAN CANCER II : 400 millions d’euros pour LES SOINS, pendant et après le cancer
Actualité publiée le 04-11-2009
Plan Cancer II
Renforcer la coordination des soins et son extension au-delà de l’hôpital par une meilleure implication des médecins traitants, développer de nouvelles initiatives sanitaires et médico-sociales pour mieux accompagner les personnes dans la «vie pendant et après le cancer», c’est sans aucun doute « le poste soins » qui a la part belle dans le nouveau Plan cancer présenté le 2 novembre par Nicolas Sarkozy à Marseille.
Avec un budget de plus de 400 millions d’euros dévolu aux soins, c’est le patient qui reste le grand bénéficiaire de ce nouveau Plan avec un parcours de soin qui se poursuit désormais après le cancer. Bien que critiqué par certaines associations ou certains députés de l’opposition, il faut reconnaître qu’hors la sortie d’ALD (Affection Longue Durée) préconisée par la HAS après la guérison et retenue par le gouvernement, le patient est "soigné" par ce dispositif :
« Garantir » le parcours de soins des personnes atteintes par le cancer, qui manque trop souvent encore de continuité entre l’hôpital et le domicile et les différentes spécialités médicales auxquelles le patient peut devoir avoir recours tout au long de sa maladie nécessite une véritable coordination. Le médecin traitant est institué référent médical légitime pour coordonner les soins à domicile, aux côtés des autres professionnels de santé de proximité, que sont les infirmiers libéraux, les pharmaciens et les acteurs des réseaux de santé. Le Plan prévoit donc la création de postes de soignants chargés de coordonner ce parcours entre l’hôpital et le domicile. Les infirmiers coordonnateurs de soins, cités à plusieurs reprises par le Président, ont donc un rôle primordial à jouer.
Offrir une égalité d’accès à l’innovation et aux nouvelles thérapeutiques au patient, quels que soient sa région et son statut socioéconomique, est la seconde « priorité » patients. Les molécules innovantes, les tests de génétique moléculaire, les techniques chirurgicales et interventionnelles spécifiques, ainsi que celles permettant la préservation de la fertilité des personnes doivent faire l’objet d’un accès « garanti » de la même manière pour tous les patients.
Informer les patients et former tous les professionnels à divulguer cette information grâce à une actualisation de leurs connaissances, par la formation médicale continue (FMC) en cancérologie pour les médecins généralistes et la mise à disposition d’outils pour faciliter la continuité des prises en charge sur le terrain, comme le dossier communicant de cancérologie (DCC). En bref, mettre à disposition des patients une information de référence sur les cancers.
Mettre en place une démarche qualité multidisciplinaire et transversale qui assure à tous les patients un niveau de sécurité, de qualité et d’accessibilité équivalents sur le territoire. Ainsi, des filières de soins spécifiques sont prévues pour mieux répondre à certaines prises en charge de cancers rares, de tumeurs qui touchent les enfants et les adolescents ou encore les personnes âgées.
Enfin, améliorer la qualité de vie après la maladie et combattre toute forme d’exclusion par un accompagnement médico-social nécessite à nouveau une coordination de tous les acteurs du secteur sanitaire (hospitaliers et ambulatoires), du secteur médico-social (soins infirmiers
à domicile, aides-soignantes, aides-ménagères et tous services à domicile et du secteur social (prises en charge financières, administratives, professionnelles, familiales…), pour permettre à la personne guérie de reprendre le cours de sa vie après le cancer.
Source : Plan Cancer II, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 3 novembre 2009
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Cette actualité a été publiée le 04/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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