PLAN HEPATITES : Plus de 40% des généralistes jugent la vaccination anti-VHB injustifiée chez le nourrisson.
Actualité publiée le 24-02-2009
Communication Santé publique
Le plan Hépatites 2009-2012 a été annoncé le 24 février. En France, on estime que le virus de l’hépatite B (VHB) est responsable en totalité ou en partie de 1 300 morts par an par infection aiguë, de 10 à 15 % des cirrhoses et cancers du foie, soit environ 10 000 à 15 000 décès par an.
L’enquête Nicolle1, réalisée en 2006 réalisée par téléphone au cours du premier trimestre 2006 auprès du grand public et de médecins libéraux, sur les connaissances, attitudes et comportements face au risque infectieux, identifie la place des hépatites dans la perception de la population française et des médecins. Citées par près d’une personne sur deux (49 %) et à 44% par les médecins parmi les trois maladies infectieuses les plus redoutées, seules deux personnes sur cinq jugent le risque de contamination de l’hépatite B, comme moyen (32 %) ou important (8 %). Au-delà, 57 % des médecins généralistes et 53,5 % des pédiatres pensent que le risque de contamination par le VHB est « quasi nul » ou « faible ».
Parmi les hépatites, plus des trois quarts des personnes interrogées (77 %) pensent que l’hépatite C constitue un important problème de santé pour la population française et seulement une personne sur trois (34 %) déclare qu’il existe un traitement efficace contre l’hépatite C.
Concernant la vaccination, encore 37 % et 21 % considèrent respectivement la vaccination des nourrissons et des préadolescents « plutôt non justifiée » ou « pas du tout justifiée ». 20% des pédiatres et plus de 40% des généralistes jugent la vaccination anti-VHB injustifiée chez le nourrisson.
Vaccination et Sclérose En Plaques (SEP) : En 2002, l’étude bénéfice/ risque du vaccin de l’adolescent et l’adulte par l’InVS montre que le nombre de porteurs chroniques du virus, de cirrhose et de cancer du foie évité par le vaccin était très supérieur à l’incidence des effets secondaires invoqués, 8 études nationales et internationales indiquent l’absence de relation statistiquement significative entre SEP et vaccin, et 2 études françaises de neuropédiatrie notent en 2007, l’une la non influence du vaccin sur le risque de SEP après le premier épisode de maladie démyélinisante, l’autre la non augmentation du risque de première poussée de SEP après vaccination dans les 3 ans précédents.
Les actions du plan : Face à cette résistance vis-à-vis de la vaccination et du manque de communication concernant la maladie, l’INPES va amplifier plusieurs actions pour renforcer l’information et la communication sur les hépatites B et C et sur les moyens de s’en protéger.
L’information des médias et des relais d'opinion, la communication sur les hépatites B et C en direction des professionnels de santé, grâce à des outils (dépliants, livrets…) déjà mise en place est renforcée.
L’objectif d’une augmentation de la couverture vaccinale contre l'Hépatite B grâce à l’information des médecins sur l’importance de la vaccination contre l'hépatite B des nourrissons et des enfants, l’information en direction des hommes ayant des relations homo ou bisexuelles exposés à la transmission sexuelle du VHB / VHC ou des usagers « des lieux festifs », s’accompagne aujourd’hui d’une stratégie de prévention de l’injection et d’une éducation à la santé des usagers injecteurs pour réduire les risques de transmission virale.
L’incitation au dépistage des hépatites B et C, réalisé sur une simple prise de sang, sera pratiquée en particulier dans le cadre de la Semaine de la vaccination, du 20 au 26 avril 2009 et de manière ciblée auprès des personnes originaires de pays à moyenne et forte endémie.
Enfin, la mise en place d’indicateurs sera organisée, notamment à travers le suivi, par des enquêtes baromètriques, de l’évolution des connaissances, perceptions et attitudes de la population générale et des professionnels de santé vis à- vis des hépatites.
Source : Dossier de presse INPES Sandra Garnier sandra.garnier@inpes.sante.fr, Enquête Nicolle 2006. Connaissances, attitudes et comportements face au risque infectieux. Vignette et visuel INPES- mis en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log le 24 février 2009
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Cette actualité a été publiée le 24/02/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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