REGIME MEDITERRANEEN : Efficacité prouvée contre le risque cardiovasculaire
Actualité publiée le 16-02-2010
NHANES III
Une nouvelle étude extraite de l’étude nutritionnelle NHANES et publiée dans Atherosclerosis confirme le caractère cardio-protecteur du « Mediterranean diet ». Le régime méditerranéen fascine les cardiologues américains depuis des années, car il représente un moyen d’intervention préventif auprès de la population, sujets à risque comme sujets (encore) sains. Cette nouvelle étude parue on line dans Atherosclerosis confirme son efficacité en tant que traitement hygiéno-diététique pour abaisser le risque athéro-thrombotique – terme récent qui signifie : là où il y a athérome, il y a risque de thrombose.
L’étude nutritionnelle NHANES III (Third National Health and Nutrition Examination Survey) montre que ce régime (pratiqué par une partie des Français) a un impact en termes de taux cardioprotecteurs de lipides, de glucose et de facteurs de coagulation. Il faut noter que NHANES suit 33.994 personnes, ce qui en fait une étude représentative de la population américaine.
L’étude : Les auteurs de cette sous-étude (Charles Eaton et coll., Alpert Medical School, Brown University, Pawtucket, Rhode Island) ont observé chez les participants la consommation des 11 composants caractéristiques du régime méditerranéen : céréales non raffinées et dérivés, pommes de terre, fruits, légumes, féculents, poissons, viande rouge et dérivés volailles, produits laitiers entiers, huile d’olive, boissons alcooliques.
Conclusion : il existe différents niveaux de risque athéro-thrombotique selon le score (MedDietScores) attribué aux participants en fonction de leur niveau de consommation des composants du régime, selon leur observance à ce régime, disent les auteurs. Ainsi, plus le score augmente, plus les paramètres biologiques du risque athéro-thrombotique s’améliorent : profil lipidique, HbA1c, HDL-cholestérol, taux sanguins d’insuline et de fibrinogène, homocystéine, etc. Simple mais il fallait y penser, c’est la détermination d’un score diététique qui permet de dire que l’effet du régime méditerranéen est dose-dépendant, quels que soient l’âge et le sexe.
Une autre étude sur les facteurs du RCV (1) suggère que s’arrêter de fumer entraîne une prise de poids mais qu’à tout prendre il vaut mieux grossir que de s’exposer au risque cardiovasculaire du tabagisme. A l’arrêt du tabagisme, on note par exemple une augmentation du HDL-cholestérol (bon cholestérol) même si le cholestérol total augmente. Dans cette étude japonaise (Unai Tamura et coll., Université de Yamanashi) les données de 1.995 fumeurs ont été analysées, ils ont été suivis régulièrement pendant quatre ans, période au cours de laquelle 985 ont continué à fumer et 117 ont réussi à s’arrêter pendant au moins six mois. nCeux qui ont arrêté de fumer ont pris en moyenne 2,4 kg durant ces quatre mois, contre 0,5 kg pour ceux qui continuaient. Les « stoppeurs » avaient plus de problèmes cardiovasculaires (HTA, cholestérol total, triglycérides, hyperglycémie à jeun), mais leur HDL-cholestérol avait plus augmenté : + 3,7 mg/dL (0,096 mmol/L) contre 0,2 mg/dL (0,005 mmol/L). Leur risque coronarien statistique était passé de 1 avant arrêt du tabac à 0,76 à 6 mois. Et ceci en dépit de la prise de poids. Un constat à faire (mieux) connaître au public, disent les auteurs. Notamment aux fumeurs qui veulent s’arrêter mais hésitant car craignant de prendre di poids.
Source InCirculation, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 16 février 2010
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(1) J Atheroscler Thromb 2010;17:12-20. Lien : J Atheroscler Thromb 2010: Advance online publication
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Cette actualité a été publiée le 16/02/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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