SANTE DES FEMMES en France : Contraception, prévention et...perte de poids
Actualité publiée le 20-06-2009
Rapport DREES
A la demande de Roselyne Bachelot-Narquin, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) publie le premier rapport exhaustif sur « La santé des femmes en France ». Destinée à être actualisée tous les 5 ans, cette étude met en exergue les inégalités dont sont victimes les femmes en matière de santé, que ce soit par rapport aux hommes, aux disparités territoriales ainsi qu’au milieu social. Elle est prétexte, pour le Ministère à de nouvelles mesures de prévention, d’accès aux soins et de prescription, toujours dans le cadre du projet de loi HPST et dans un objectif certain de réduction des coûts de la santé.
3 axes principaux ont été développés : «Périnatalité et santé des femmes », « Sexualité, contraception, prévention et rapports de genre » et « Violences subies, problèmes de santé et événements difficiles vécus au cours de la vie ».
Plus souvent malades, dépressives, trop rondes…
Longévité : Les femmes nées en France peuvent espérer vivre en moyenne 84,4 ans. Cette espérance de vie est l’une des plus élevées au monde et très supérieure à celle des hommes (77,5 ans).
Maladies : Les femmes se perçoivent toujours en moins bon état de santé et déclarent en moyenne plus de maladies que les hommes. Le nombre moyen de médicaments consommés et la consommation de soins et la fréquentation hospitalière sont plus élevés chez les femmes.
Comportements à risque : Un quart des décès féminins survenus avant 65 ans pourraient être « évités » par une réduction des comportements à risque, tabagisme et alcoolisme. 2 femmes sur 5 sont en surcharge pondérale et près d’1 sur 5 présente une obésité. La prévalence du diabète augmente et 1 femme sur 4 est concernée par l’hypertension artérielle. Enfin, moins de 40% des femmes pratiquent une activité physique.
Contraception : Les Françaises occupent l’une des premières places mondiales en ce qui concerne l’utilisation de méthodes de contraception telles que la pilule et le stérilet, néanmoins le recours à l’IVG reste l’un des plus élevés d’Europe et les taux d’IVG sont à la hausse chez les mineures. Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont en progression régulière.
Maternité : Les Françaises ont leur premier enfant à 29,8 ans en moyenne et 21 % des naissances concernent des femmes âgées de 35 ans ou plus. Avec l’augmentation de l’âge à la maternité, le nombre de grossesses à risques est en augmentation ainsi que le risque de difficultés à concevoir.
Violence : 18% des femmes sont exposées à des violences physiques ou sexuelles, 50% sont blessées dans ce cas, dans les situations de co-résidence avec leur agresseur avec un recours à un médecin moins fréquent.
Troubles mentaux : Les troubles anxieux et dépressifs ont un impact important : Les femmes déclarent une anxiété, deux fois plus que les hommes mais entre 3 et 4 femmes dépressives sur dix n’ont aucun recours à des soins spécifiques.
Sur 600 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, 400 000 sont des femmes
Communication, prévention, prescription…des mesures diverses, qui répondent aussi aux objections reçues lors des discussions du projet de loi Hôpital :
- Développer des outils de communication spécifiques aux femmes dont un site Internet, un livret d’information basé sur le parcours de vie
- Permettre le remboursement de contraceptifs de 3ème génération à la rentrée 2009, non remboursés actuellement, représentant environ 50% en volume des contraceptifs oraux utilisés, dès que la commission de transparence aura rendu un avis définitif sur ce produit et que l’examen du prix et des conditions de remboursement aura été réalisé par les autorités compétentes
- Expérimenter une consultation de longévité intégrant des actions de prévention adaptées (activité physique, nutrition, sommeil, hygiène de vie), de dépistages précoces pour le cancer du sein, pour le cancer colorectal et pour l’ostéoporose, éduquer sur le bon usage des médicaments et notamment les psychotropes…
Ces mesures qui rejoignent des dispositions prévues ou discutées dans le cadre du projet de loi «Hôpital, patients, santé et territoires » ont un impact et un objectif avérés en matière de réduction des coûts de santé.
Les professionnels de santé en première ligne:
Les sages-femmes peuvent prescrire toute méthode contraceptive et en assurer sa surveillance. Une expérimentation sera menée pour permettre aux sages-femmes de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse. Les sages-femmes sont également encouragées à favoriser un meilleur accès aux actes de dépistage et de prévention.
Les infirmières pourront renouveler pour une période de six mois une prescription de contraceptif oral.
Les pharmaciens pourront également dispenser, sur présentation d’une ordonnance périmée datant de moins d’un an, un contraceptif oral pour une période non renouvelable de six mois.
Mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 20 juin 2009
Source : Ministère de la santé. Accéder au rapport sur la Santé des femmes : http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Dp-190609-Sante_des_femmes.pdf
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Cette actualité a été publiée le 20/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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