SANTE DES FEMMES ET CONTRACEPTION : PILULE et autres mesures en pratique
Actualité publiée le 23-06-2009
Santé sexuelle et reproductive
Le premier rapport exhaustif sur "La santé des femmes en France" fait une large part à la sexualité et à la contraception, répondant au paradoxe, qu’en France, les femmes sont fortement consommatrices de contraceptifs mais ont aussi largement recours à l’IVG. Le Ministère de la santé met en place de nouvelles mesures de prévention, d’accès aux soins et de prescription dans un objectif de certain de réduction des coûts de la santé. Dont le remboursement prévu de la pilule contraceptive de 3ème génération.
Contraception et IVG, le paradoxe français : Des progrès restent à faire en matière de « santé sexuelle et reproductive ». Les Françaises occupent l’une des premières places mondiales en ce qui concerne l’utilisation de méthodes de contraception telles que la pilule et le stérilet, néanmoins le recours à l’IVG reste l’un des plus élevés d’Europe et les taux d’IVG sont à la hausse chez les mineures : En 2006, plus de 200.000 IVG ont été pratiquées, dont 13 000 chez les 15-17 ans.
Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont également en progression régulière. Un tiers des grossesses ne sont pas prévues malgré l’utilisation de la contraception orale par 57 % des femmes en général et 88 % des femmes de 20 à 25 ans. En 2008, en France, plus de 5 millions de femmes ont eu recours à un contraceptif oral, près d’1 million au stérilet, 140 000 l'implant et environ 100.000 pour les autres moyens de contraception (Anneau et patch).
Remboursement des pilules contraceptives de 3è génération : Désormais, pour toutes les femmes qui ont recours aux pilules de troisième génération qui représentent environ 50% en volume des contraceptifs oraux utilisés aujourd'hui, dans le cadre de la Loi de financement de la sécurité sociale de 2009, le Ministère de la santé s’est engagé à étudier les moyens d’améliorer le remboursement de ces contraceptifs et cela dès la rentrée de septembre. Un premier laboratoire effectue d’ores et déjà les démarches nécessaires permettant d'envisager le remboursement d’une de ses pilules de 3ème génération. Les fabricants des pilules de 3ème génération préfèrent en effet pouvoir commercialiser « en non remboursable » à des niveaux de prix supérieurs – pouvant dépasser les 40 euros pour trois plaquettes- à ceux des contraceptifs de 2ème génération qui sont eux remboursables. Le non-remboursement des pilules de troisième génération pouvait restreindre l’accès à la contraception. La commission de transparence devra également rendre un avis définitif sur ce produit. Une fois cet avis rendu, les autorités compétentes procéderont alors à l’examen du prix et aux conditions de remboursement qui en découlent.
Des préservatifs à 20 centimes devraient être prochainement commercialisés dans les pharmacies pour lutter également contre les IST également en progression.
Des responsabilités renforcées pour les professionnels de santé :
Pour accès plus immédiat à la contraception et toujours dans le cadre de la nouvelle loi Hôpital patients santé territoire,
les infirmières et les pharmaciens seront désormais autorisés à renouveler, pour une durée maximale de six mois, les prescriptions de contraceptifs oraux. Les pharmaciens pourront ainsi dispenser, sur présentation d’une ordonnance périmée datant de moins d’un an, un contraceptif oral pour une période non renouvelable de six mois. Cela devrait permettre aux femmes qui n'ont pas pris à temps un rendez-vous chez le médecin de poursuivre leur contraception jusqu'à leur prochaine visite médicale. Enfin, une expérimentation permettant d'autoriser les pharmaciens à délivrer la pilule pour trois mois en primo-prescription sera menée dans une région connaissant un taux important d'IVG.
Les sages-femmes, déjà prescriptrices de produits touchant à la santé de la femme et de l’enfant, peuvent prescrire toute méthode contraceptive et en assurer sa surveillance. Elles pourront désormais, tout d’abord dans le cadre d’une expérimentation pratiquer des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse. Leur rôle de dépistage et de prévention est également renforcé.
Pour l’OMS, la santé sexuelle et reproductive se réfère non seulement à l’absence de dysfonctions, de maladies ou de problèmes de santé liés à la sexualité mais d’une manière plus générale à un processus continu de bien-être physique, psychologique et socioculturel associé à la sexualité.
C’est ce concept de « santé sexuelle et reproductive » aujourd’hui utilisé pour orienter les programmes de planification familiale, de prévention et de prise en charge des IST et du VIH mais aussi des violences sexuelles qui, aujourd’hui, veut être progressivement mis en place par le ministère.
Mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 23 juin 2009 (Vignette et visuel INPES)
Source : Ministère de la santé. Accéder au rapport sur la Santé des femmes : http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Dp-190609-Sante_des_femmes.pdf
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Cette actualité a été publiée le 23/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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