SCLÉROSE en PLAQUES : Le TERIFLUNOMIDE de SANOFI passe avec succès la phase II
Actualité publiée le 23-06-2010
ACTRIMS
Le laboratoire Sanofi-Aventis a présenté les résultats à 1 an d’une étude de phase 2 d’un traitement adjuvant de la sclérose en plaques : le tériflunomide, nouveau traitement de fond oral, en cours de développement pour la forme récurrente. Ces résultats, présentés au congrès annuel de l’ACTRIMS (American Committee for Treatment and Research in Multiple Sclerosis) font état d’une amélioration de la SEP, et la bonne tolérance du traitement est conforme aux résultats d’une précédente phase 2, mais en monothérapie.
Cette fois, les patients sous interféron bêta (IFNβ), traitement de référence de la SEP récurrente, recevaient 7 ou 14 mg de tériflunomide et étaient comparés à des patients sous IFNβ et placebo.
Présentée au congrès annuel de l’ACTRIMS à San Antonio, l’étude réalisée sur 116 patients fait partie du programme de développement du tériflunomide, en monothérapie ou associé à d’autres traitements de fond de la SEP. Bien qu’elle n’eût pas, selon le laboratoire, la puissance statistique nécessaire pour tester des différences d’efficacité, elle fait apparaître une réduction significative du nombre de lésions cérébrales à l’IRM chez les patients recevant de l’IFN-β et 7 ou 14mg de tériflunomide, comparés au groupe placebo. Le nombre d’arrêts prématurés pour effets indésirables est comparable dans les 3 groupes : placebo 2, 7 mg 3, 14 mg 3.
« Ajouter un traitement chez les patients déjà traités par interféron, mais chez lesquels persiste une certaine activité de la maladie, comme le révèle l’IRM ou le taux de récidives, pourrait permettre de répondre à un besoin médical non encore satisfait, estime le Pr Mark S. Freedman, neurologue (Université d’Ottawa, Canada). Nous espérons retrouver ces résultats dans le programme de développement clinique de phase 3 ».
Une réduction dose-dépendante du volume des lésions cérébrales est observée chez les patients sous IFNβ plus tériflunomide 7 ou 14mg (respectivement 72,1 % et 70,6 %), comparé à l’IFN-β seul. De même, on note une tendance à une réduction dose-dépendante du taux de récidive annuelle de la maladie avec le traitement associé (respectivement 32,6 % et 57,9 %).
Le tériflunomide est un inhibiteur sélectif de la synthèse des pyrimidines, il module la prolifération des lymphocytes T et B, sans cytotoxicité. Un programme de développement clinique du tériflunomide est lancé, à la fois en monothérapie (phase 3 en cours) et en complément d’autres traitements de fond de la SEP. L’étude présentée à l’ACTRIMS complète les résultats présentés en 2009 au congrès de l’ECTRIMS (European Committee for Treatment and Research in Multiple Sclerosis).
Les résultats d’une autre étude de phase 2 évaluant le tériflunomide chez des patients recevant déjà de l’acétate de glatiramère (Copaxone®), comparés à ceux déjà traités par cette molécule plus placebo oral, avaient été présentés cette année au congrès de l’ANN (American Academy of Neurology).
La SEP est la seconde cause de handicap chez les sujets jeunes après les accidents de la route. Dans le monde, plus de 2 millions de personnes en sont atteintes. Due à des lésions de la myéline (gainant les fibres nerveuses), elle se manifeste de façon variable, ses symptômes variant avec les zones du SNC touchées. Il n’existe donc pas de tableau clinique bien défini de la SEP, chaque patient peut présenter des symptômes fluctuants, en gravité et durée variables, y compris chez un même sujet. Sa prise en charge médicale mais nécessite aussi un accompagnement social. A ce jour, il n’existe pas de traitement curatif connu de la SEP et l’arrivée de nouveaux traitements actifs est toujours accueillie avec intérêt.
Source : Sanofi-Aventis, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 23 juin 2010 (Visuels, vidéo MS Society)
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Cette actualité a été publiée le 23/06/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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