SEMAINE DE LA CONTINENCE URINAIRE: Pour de bons réflexes, dès l'enfance
Actualité publiée le 18-03-2010
AFU
Du 22 au 27 mars, la 1ère Semaine Nationale de la Continence Urinaire a prévu d’informer les familles françaises de la nécessité d’acquérir dès l’enfance les bons réflexes pour préserver tout au long de la vie une continence efficace, c'est-à-dire la maîtrise volontaire de la miction, sa gestion optimale pour éviter l’inconvénient, voire le handicap, de l’incontinence urinaire.
Plus de 3 millions de Français de tout âge seraient concernés par l’incontinence, à retentissement médico-social majeur : sentiment de honte, problème de scolarisation des enfants, conduites d’évitement pour les adultes, mise en institution des personnes âgées. Il existe 3 formes d’incontinence :
Incontinence urinaire d’effort: perte involontaire d’urine lors d’un effort musculaire, non précédée de sensation de besoin. Peut être provoquée par rire, toux, course, marche, levée d’un poids, certains sports, voire rapports sexuels.
Incontinence urinaire par impériosité (urgenturie) : perte d’urine par envie pressante, impérieuse, par hyperactivité vésicale (contraction spontanée du détrusor) non réprimée.
Incontinence urinaire mixte : association d’incontinence d’effort et d’incontinence par impériosité.
Nombre de ces personnes incontinentes ne consultent pas, alors qu’on sait identifier et prendre en charge les divers troubles de la continence. A l’initiative de l’Association Française d’Urologie (AFU), la Semaine Nationale de la Continence Urinaire remplace la Semaine Nationale de l’Incontinence. Les professionnels estiment plus important d’informer le public sur la fonction urinaire et ses dysfonctionnements, de le sortir de l’isolement quand il n’ose pas parler spontanément de ces difficultés, d’aider les généralistes, premiers acteurs de la prise en charge de l’incontinence et des pathologies urinaires, en facilitant la communication, parfois difficile avec ces patients-là, en proposant un état de l’art. On rendra publiques les dernières évaluations et recommandations en matière de traitements.
Eduquer, prévenir et traiter : Ce grand rendez-vous annuel signe la volonté des médecins urologues de privilégier une tonalité résolument positive, en tous cas plus optimiste, à condition…. Eduquer, prévenir et traiter, l’objectif est désormais de montrer que l’incontinence n’est pas inéluctable en proposant, à tout âge, des solutions concrètes pour acquérir ou préserver la continence et améliorer ainsi la qualité de vie.
L’enfance et le 3ème âge sont au centre de l’action 2010 de l’AFU : Car c’est durant l’enfance que doivent s’acquérir les bons réflexes qui devraient entretenir la santé urinaire pour éviter le retentissement des inconvénients nés de comportements inadaptés, adoptés dans l’enfance : conduite d’évitement des toilettes, mauvaise posture ou mauvaise hygiène chez l’enfant comme chez l’adulte plus tard. C’est pourquoi ont été développés depuis 3 ans des outils d’éducation à la miction. Les urologues se sont en outre engagés dans une réflexion avec l’Observatoire National de la Sécurité quant à l’accessibilité des toilettes dans les établissements d’enseignement.
A l’autre extrême de la vie, la préservation de la continence est essentielle car elle est une condition du maintien de l’autonomie. En effet l’incontinence est souvent contemporaine de l’institutionnalisation et de dépendance des personnes âgées. C'est aussi un facteur possible de dévalorisation de soi, tout comme elle peut, aussi, être un signe de dépression à ne pas négliger.
L’incontinence est encore trop souvent subie avec fatalisme, alors que des solutions médicales, environnementales, chirurgicales sont adaptées à chaque cas : plus précoces sont diagnostic et prise en charge, meilleurs sont les résultats. La synergie généraliste/patient/urologue contribue à l’efficacité des traitements.
Tout repose donc d’abord sur le médecin traitant et sur les professionnels de santé qui prennent en charge le patient : Une étude récente auprès de 241 généralistes français, interrogeant 2 183 femmes de plus de 18 ans, a d’identifié une incontinence chez 25 % des patientes. Or plus de 60 % de ces femmes n’avaient jamais fait mention de leurs symptômes. Si elles l’avaient fait, leur généraliste aurait pu, grâce à sa relation de confiance, déceler un trouble de la miction ou une incontinence et les orienter vers l’urologue et… une solution adaptée.
Source : Communication de l’AFU, mise en ligne par Maurice Chevrier, Santé log, le 18 mars 2010
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Cette actualité a été publiée le 18/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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