SIDA, 18e conférence internationale : 40% des nouvelles infections touchent les jeunes
Actualité publiée le 19-07-2010
Unicef
Culpabilité et mise à l'écart des jeunes malades du sida, ou "Blame and Banishment", c'est le dernier rapport de l'Unicef, publié à l'occasion de la 18è Conférence international contre le sida. Car près de 40% des nouvelles infections concernent des jeunes de 15 à 24 ans et une épidémie souterraine de VIH s’intensifie de façon alarmante en Europe de l’est et en Asie centrale, alimentée par l’usage de drogues, les comportements sexuels à risque et les niveaux élevés de stigmatisation sociale qui découragent la recherche d’information pour la prévention et le traitement.
Le rapport « Blame and Banishment révèle les problèmes auxquels font face les enfants vivant avec le VIH, les adolescents à risque, les femmes enceintes faisant l’usage de drogues et plus d’un million d’enfants et de jeunes vivants ou travaillant dans les rues de ces régions.
Les jeunes marginalisés sont exposés quotidiennement à des risques multiples, dont l’usage de drogues, le sexe à des fins commerciales et autres formes d’abus et d’exploitation qui les mettent en danger de contracter le VIH. Les tendances sont particulièrement troublantes dans une région qui compte 3,7 millions d’usagers de drogues, soit un quart du chiffre mondial. Pour beaucoup, l’initiation à l’usage de drogues commence dès l’adolescence.
Les services sociaux et de santé qui existent ne sont pas équipés pour recevoir ces adolescents à risque qui sont très souvent exposés au jugement moral, aux récriminations et même aux poursuites judiciaires lorsqu’ils cherchent à être soignés et informés sur le VIH. « Les enfants et les adolescents vivant en marge de la société doivent bénéficier des services de santé et des services sociaux, et ne pas être réprimander, » déclare Anthony Lake, directeur général de l’UNICEF.
Michel Sidibé, directeur général de l’ONUSIDA rappelle à nouveau : « Nous ne pouvons pas stopper la trajectoire de l’épidémie de sida en Europe de l’est et en Asie centrale sans protéger et sans donner plus de place aux enfants et aux adolescents. »
« C’est en stoppant la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH que l’Europe de
l’est et l’Asie centrale pourront commencer à stopper la propagation de l’épidémie. »
L’Unicef s’est engagé, pour un budget de près de 200 millions d’euros dans la lutte contre le sida, pour les enfants, les adolescents et les mères. Sa campagne "Unissons-nous pour les enfants contre le sida » travaille pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, l’accès aux traitements des enfants avec le développement de formulations pédiatriques, la prévention des nouvelles infections chez les jeunes et la protection des enfants orphelins et vulnérables à cause du VIH/sida.
Si le nombre d’enfants de moins de 15 ans des pays à revenu faible et intermédiaire qui reçoivent un traitement antirétroviral a fortement progressé, seuls 38% des enfants nécessitant des ARV ont accès au traitement. Si la prévalence du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans est en recul dans de nombreux pays, encore près de 40% des nouvelles infections enregistrées en 2008 concernaient des jeunes de 15 à 24 ans.
Source : UNICEF, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, réactualisé le 18 juillet 2010
(schémas EuroVIH, visueld OMS Europe)
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Cette actualité a été publiée le 19/07/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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