SIDA et TRAITEMENT 2.0 : Les jeunes font la révolution de la PREVENTION
Actualité publiée le 15-07-2010
ONUSIDA
10 millions de décès et 1 million de nouvelles infections à VIH pourraient être évités si les pays atteignent leurs objectifs de traitement. C’est la conclusion du rapport de l’ONUSIDA, présenté par Michel Sidibé, Directeur exécutif, avant la XVIIIe Conférence internationale sur le sida de Vienne. Un bilan qui révèle aussi une chute de 25 % de la prévalence du VIH parmi la population des jeunes, dans 15 des pays les plus durement touchés, grâce aux changements de comportements sexuels et en particulier à l’utilisation croissante du préservatif. ONUSIDA lance un nouveau plan de lutte, appelé « Traitement 2.0 » appelé par la majorité des populations, car aujourd’hui, seule une personne sur trois dans le monde, considère que la lutte contre le sida est efficace.
33 millions de personnes vivent avec le VIH à travers le monde et chaque année, on estime à près de 2,7 millions le nombre de nouvelles infections à VIH et à 2 millions le nombre des décès liés au sida. 40 % des nouvelles infections à VIH touchent les jeunes qui sont aujourd’hui 5 millions à être séropositifs à travers le monde. Aujourd’hui, 5 des 15 millions de personnes qui ont besoin d’un traitement y ont accès.
Traitement 2.0 : Outlook, le nouveau rapport de l’ONUSIDA, présente les grandes lignes d’une plate-forme de traitement du VIH appelée « Traitement 2.0 » qui pourrait permettre de réduire considérablement le nombre de décès liés au sida et diminuer fortement le nombre de nouvelles infections à VIH. «En nous montrant innovants, nous réussirons à réduire les coûts afin que les investissements puissent atteindre un plus grand nombre de personnes », a déclaré Michel Sidibé. Elargir et intensifier l’accès à des médicaments vitaux en réduisant les coûts des traitements et leur poids sur les systèmes de santé, en rendant les thérapies plus simples et plus intelligentes pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et de leur famille. Selon ONUSIDA, ce schéma de Traitement 2.0 pourrait éviter 10 millions de décès supplémentaires d’ici à 2025.
Des progrès nécessaires dans 5 directions :
· L’innovation avec le développement d’un traitement et d’un diagnostic plus simples et plus efficaces,
· Mettre en pratique le traitement comme outil de prévention car le traitement antirétroviral réduit le niveau de virus dans le corps. C’est partie intégrante des recommandations de l’OMS qui incite à entamer le traitement plus tôt.
· Contrôler les coûts des programmes de traitement antirétroviral qui continuent d’augmenter, en particulier les frais d’hospitalisation, de suivi du traitement et à la charge des patients,
· renforcer le recours au conseil et au test volontaire du VIH et ses liens avec les soins, ce qui permettrait de commencer le traitement dès une numération de CD4 autour de 350,
· et surtout, ce qui explique le nom du dispositif « 2.0 », faire participer les communautés à la gestion des programmes de traitement, et améliorer ainsi l’accès au traitement et l’observance.
« Non seulement le Traitement 2.0 sauverait des vies, mais il pourrait aussi nous permettre de toucher les dividendes substantiels de la prévention » conclut M. Sidibé.
Les jeunes, en tête de la prévention : La prévalence du VIH parmi les jeunes a diminué de plus de 25 % dans 15 des 21 pays les plus affectés par le sida. 8 pays africains -Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Malawi, Namibie, République-Unie de Tanzanie, Zambie et Zimbabwe – ont vu une baisse significative de la prévalence du VIH grâce aux changements positifs au niveau des comportements sexuels des jeunes. Un exemple, la chute de 60 % de la prévalence du VIH au Kenya, entre 2000 et 2005. L’utilisation du préservatif par les jeunes lors de leur dernier rapport sexuel a augmenté dans 13 pays.
La santé est un besoin – et non un luxe : ONUSIDA rappelle les raisons pour lesquelles il est essentiel de continuer à investir dans la lutte contre sida. En 2010, on estime que 26,8 milliards de dollars sont nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par les pays en matière d’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH soit 0,5 % à 3 % des recettes publiques selon les états. Si les états d’Afrique du Sud ont augmenté leur budget contre le sida de 30 % en 2010, ces investissements seuls ne suffiront pas. Les pays riches sont une nouvelle fois sollicités, et ces investissements liés à une meilleure gestion des coûts pourraient permettre « d’en faire plus avec moins d’argent ».
Un nouveau sondage international, révèle également que, 30 ans après le début de l’épidémie, les pays continuent de classer le sida en tête de liste des problèmes majeurs auxquels le monde est confronté. Mais, seule une personne interrogée sur trois considère que le monde riposte efficacement contre le sida.
Source : ONUSIDA, Consulter le Rapport, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 15 juillet 2010
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Cette actualité a été publiée le 15/07/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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