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La 17e Conférence internationale sur le sida se tiendra à Mexico du 3 au 8 août. Les efforts de prévention, d’épidémiologie et de répartition des moyens thérapeutiques seront évoqués par les représentants de l’OMS, d’ONUSIDA et d’équipes de plusieurs pays. L’OMS a prévu des réunions d’information pour les médias sur des thèmes cruciaux. Elle dirige et coordonne l’action sanitaire internationale et, au sein du système des Nations-Unies (d’où ONUSIDA), conduit la riposte du secteur de la santé face à la pandémie.
Parmi les sujets abordés il est en est un préoccupant : réduire le nombre de décès par co-infection tuberculose/VIH chez les toxicomanes par voie intraveineuse et autres. Préoccupant car on estime qu’une nouvelle infection à VIH sur dix est attribuable aux drogues par voie intraveineuse et que cette proportion est de près d’une sur trois hors d’Afrique. La tuberculose est la principale cause de décès des toxicomanes qui vivent avec le VIH. Le problème est aggravé par la résistance croissante aux antibiotiques jusque là actifs sur le bacille tuberculeux.
Les premières recommandations relatives aux risques de co-infection tuberculose-VIH parmi les toxicomanes par voie intraveineuse et autres comportent des points précis pour parvenir à l’accès universel aux services de prévention, de traitement et de soins concernant le VIH et la tuberculose. Message principal : il faut prendre des mesures ciblées à l’intention des toxicomanes par voie intraveineuse et autres.
L’OMS présentera son Guide pratique sur la généralisation de la prévention, du traitement, des soins et du soutien au VIH/sida dans le secteur de la santé et sur les interventions prioritaires pouvant aider les pays à revenu faible ou intermédiaire à généraliser l’accès à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien d’ici 2010. Cette publication sera disponible en ligne et évolutive. De nouvelles recommandations tenant compte de l’évolution rapide de la situation y seront régulièrement intégrées. Message principal : Un seul document indiquera quelles sont les interventions prioritaires permettant au secteur de la santé de faire face au VIH/sida.
Enfin sera évoquée la nécessaire interactivité entre les systèmes de santé et d’autres initiatives mondiales en faveur de la santé. De nouveaux financements de la lutte contre le VIH/sida et autres cibles (tuberculose, paludisme, poliomyélite, onchocercose, programmes de vaccination) ont permis des progrès spectaculaires, et contribué à renforcer les systèmes de santé de nombreux pays, en créant ou de développant des infrastructures : laboratoires ou dispensaires.
Toutefois, on débat de plus en plus de la manière d’exploiter ce qu’apportent ces initiatives mondiales aux systèmes de santé de pays en retard…. Les opposants aux initiatives axées sur une seule maladie estiment qu’elles surchargent des systèmes de santé déjà fragiles, d’autres affirmant que les systèmes de santé fragiles ralentissent la progression de ces initiatives. D’autres encore veulent poursuivre l’expansion des services de lutte contre certaines maladies en investissant davantage pour les renforcer.
Bref on a besoin de données claires sur la dispersion des initiatives généreuses pour coordonner leurs actions et fournir des orientations techniques aussi claires aux États Membres. Ce sera l’essentiel de ce débat.