SONDAGE : L’IVG, un ACQUIS mais pas un ACTE ANODIN
Actualité publiée le 05-03-2010
IFOP- Alliance pour les droits de la vie
Un acquis pour 86% des Française mais une conscience de ses traces psychologiques pour 83% d’entre elles. L’IFOP vient de publier, au 4 mars un sondage sur les Françaises et l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) commanditée par l’Alliance pour les droits de la vie qui rappelait déjà, avant ces résultats, que l’IVG n’est pas un acte anodin et que l’insuffisance d’information sur la sexualité et la contraception , en particulier aux mineures, explique très certainement le nombre élevé d’IVG en France.
Méthodologie : L’étude a été réalisée sur un échantillon de 1006 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus et par interviews par questionnaire auto-administré, du 19 au 23 février 2010
La diffusion massive des contraceptifs et le recours élevé à la contraception par les femmes françaises n’a pas fait diminuer le nombre des IVG, stable aux environs de 200.000 par an. Ainsi, 40% des femmes en France auront recours à l’IVG à un moment donné de leur vie. C’est « le paradoxe français ».
Une très large majorité de Françaises (86%) favorable à l’IVG : Seule une minorité y est opposée (7%) ou ne parvient pas à se positionner, ou refuse de la faire (8% tout de même). Les cadres supérieures sont les plus largement favorables à l’IVG (94%), les mères de famille nombreuses se montrent plus réticentes (18% contre 7% en moyenne).
Le droit à l’avortement est massivement envisagé comme un acquis par les Françaises,
61% des Françaises interrogées considère qu’un avortement soit pratiqué en France pour 4 naissances constitue un chiffre trop élevé.
L’IVG n’est pas envisagée comme un acte anodin : 83% des femmes ont massivement conscience de ses conséquences psychologiques. Celles-là même qui jugent le nombre d’IVG pratiquées trop important, expriment une conscience accrue des effets psychologiques.
Les raisons évoquées de l’IVG : La situation matérielle (47%) est la principale raison invoquée pour ne pas mener sa grossesse à terme, viennent ensuite les influences extérieures, du compagnon, des professionnels médico-sociaux ou de l’entourage. Néanmoins, 13% des femmes interviewées estiment qu’il n’y a pas d’influence particulière poussant les femmes à recourir à l’avortement. Enfin, la précocité des relations sexuelles, évoquée par 54% des femmes, apparaît comme la cause explicative première de l’augmentation du nombre d’IVG chez les mineures.
Quelles sources d’informations et de soutien psychologique ? 55% des femmes souhaiteraient pouvoir être protégées contre les influences extérieures, 54% se déclarent favorables à une information sur les aides matérielles et 50% des estiment qu’une discussion avec des professionnels de santé sur les conséquences du choix de l’IVG serait à même d’aider les femmes vivant une grossesse non désirée à ne pas recourir à l’IVG et 60% des Françaises souhaiteraient des aides supplémentaires à destination des femmes confrontées au choix de l’avortement. Enfin, les deux tiers des femmes souhaiteraient plus d’informations sur les possibilités de garde de l’enfant à la naissance en cas de difficultés matérielles.
Contre les séjours médicaux à l’étranger en cas de dépassement du délai légal d’avortement fixé à 12 semaines : La majorité des femmes désapprouvent ces solutions.
Enfin, l’insuffisance d’éducation affective et sexuelle ainsi que le manque de moyens contraceptifs sont évoqués comme des raisons possibles au recours à l’IVG. Rappelons ici que la récente campagne de communication « Sexualité, contraception, avortement – un droit, mon choix, notre liberté », subventionnée pour 300.000 euros par le Conseil régional d’Ile de France avait déclenchée une contestation de la part de l’Association Alliance pour les droits de la vie, commanditaire de cette étude IFOP, car l’Association réclame une véritable politique de prévention des Pouvoirs publics. L’Association conclut donc, à la lecture de ces résultats, que « les Françaises sont favorables à une autre politique de prévention de l’avortement, qui ne se réduise pas à « prévenir les grossesses non souhaitées » mais qui tende à aider les femmes enceintes à éviter l’IVG ».
Sources : IFOP et Alliance pour les droits de la vie (Visuel affiche et vignette), mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 4 mars 2010
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Cette actualité a été publiée le 05/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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