SOS POLYARTHRITE RHUMATOÏDE : STOP aux RHUMATISMES
Actualité publiée le 02-11-2009
Communication
Ce 2 novembre a commencé, pour une durée de 5 semaines, une campagne médiatique de sensibilisation de la population française de tous âges à la polyarthrite rhumatoïde, la PR : STOP-Rhumatismes est proposée par la Société française de rhumatologie (SFR), avec un porte-parole très connu : l’acteur Claude Brasseur. Maladie ostéo-articulaire mal connue, voire banalisée comme un autre rhumatisme standard, la PR est en fait une arthrite, maladie inflammatoire de l’appareil articulaire de nature auto-immune, qui évolue vers une érosion destructrice de l’articulation, l’ankylose et un réel handicap.
La PR n’est pas une maladie rare, puisqu’on estime à 300 000 au moins le nombre de personnes touchées en France. Contrairement aux deux idées fausses les plus répandues sur le sujet, la PR (contrairement à l’arthrose) n’est pas une maladie du vieillissement articulaire, puisque la moyenne d’âge de son début est de 45 ans, et que l’on en connaît des formes juvéniles touchant l’enfant et l’adolescent – avec une prévalence supérieure pour le sexe féminin. Par ailleurs, un rhumatisme n’est pas « un brevet de longue vie », puisque la moyenne de l’espérance de vie des polyarthritiques est diminuée de 5 à 10 ans par rapport à la moyenne nationale. Le risque cardiovasculaire est largement en cause, le terrain inflammatoire chronique est reconnu comme influençant le développement « accéléré » de l’athérome.
Une détection précoce indispensable : Comme insiste le Pr Bernard Combe (rhumatologue, CHU de Montpellier), la détection précoce de la PR est indispensable (ce n’est pas le cas général aujourd’hui), car c’est une maladie évolutive et on dispose aujourd’hui de traitements modernes qui peuvent en freiner la progression pour préserver la fonction articulaire, réduire l’œdème articulaire, soulager la douleur et prévenir le handicap. Est-il possible, en 2009, d’empêcher la PR de se chroniciser ?
Si le diagnostic est posé précocement, le traitement débuté de même, on eut observer, rappelle le Pr Combe, jusqu’à 50 % de patients entrant en rémission, ce qui est une avancée considérable par rapport aux années passées. Ce résultat, dû notamment aux traitements modernes (les biothérapies tels les anti-TNF alpha), s’observe également à la radiographie : absence d’anomalies radiologiques chez près de 80 % des patients après 2 ans de traitement. Et mieux encore, dit Bernard Combe : près de 20 % des patients traités précocement pourraient interrompre leur traitement sans que la PR ne flambe à nouveau. De là à parler de guérison… ou d’une entrée en longue rémission. Ce fait a été souligné il y a 2 ans lors du congrès de la Société européenne de rhumatologie à Paris. En tous cas, un fait est clair : ces traitements que les rhumatologues n’hésitent pas à considérer comme une révolution thérapeutique ne donneront pas le même résultat selon qu’ils sont prescrits précocement ou avec un retard de plusieurs semaines sur la marche de l’évolution : un retard ne se rattrape pas dans la PR. Retard encore trop souvent constaté par les spécialistes.
Une consultation précoce, c’est une consultation dès l’impression de gêne articulaire, avant le stade de la douleur à la préhension ou à la marche, puis le stade de l’atteinte érosive de l’os (géodes) et du cartilage ll est important, disent les rhumatologues, que le médecin traitant n’hésite pas à adresser un(e) patient(e). Car si l’on doit recourir à la chirurgie orthopédique, c’est qu’on a raté la prise en charge, dit Bernard Combe.
Conclusion : Encore trop de patients passent à travers les mailles du filet, comme dit la SFR : la maladie est dépistée avec retard, les traitements prescrits sont de simples palliatifs mal adaptés (antalgiques, corticoïdes), la maladie évolue, et garde son image de fatalité dans les familles.
Auteur : Yann-Mikael Dadot, Santé log, le 2 novembre 2009
En savoir plus: www.stop-rhumatismes.com
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Cette actualité a été publiée le 02/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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