STRESS, MAUVAIS SOMMEIL, LES ETUDIANTS FRANÇAIS « BALISENT »
Actualité publiée le 24-06-2009
Enquête
94 % des étudiants en Ile-de-France sont en bonne santé mais… près de 37 % éprouvent des difficultés à gérer leur stress, conclut la dernière étude de la SMEREP, Société mutualiste des étudiants de la Région parisienne. Réalisée par l‘institut CSA, l’enquête montre une évolution des soucis de santé des jeunes : le sommeil est devenu leur problème majeur et le stress est difficile à gérer.
Depuis la précédente enquête en 2007, leur bon état de santé est en légère progression : 94 % contre 92,6 %. Mais 36,7 % des étudiants témoignent encore des difficultés à gérer leur stress, tandis que 9,5 % ont eu également des pensées suicidaires lors des 12 derniers mois. Les données de la souffrance psychique des étudiants restent donc inchangées depuis 2007.
Une étude plus ancienne* de l’IRES analysait ainsi le stress de l’étudiant : Les événements de la vie universitaire peuvent être plus ou moins stressants pour l’étudiant. Mais ce ne sont pas les seuls. Son environnement social, constitué du groupe des pairs et de la famille, et ses conditions de vie sont autant de soutiens sociaux ou de stresseurs potentiels. L’année universitaire est une période qui dure entre 9 et 10 mois, et à l’issue de laquelle l’étudiant peut réussir ou échouer. Elle est donc porteuse d’un enjeu particulier : le diplôme, la poursuite ou l’abandon du cursus. Au cours de ce processus, des éléments affectifs (motivations, émotions, sentiments) et des éléments cognitifs interviennent. Si l’étudiant estime, à tort ou à raison, que ses capacités et ses compétences ne sont pas à la hauteur des exigences de la situation, il développe des stratégies de faire-face qui lui permettent de s’adapter. Si le faire-face échoue, le stress perdure entraînant des perturbations psychiques et somatiques. Ainsi une même situation pourra, pour certains étudiants, être source de stress et, pour d’autres, ça ne sera pas le cas.
Au stress des études, s’ajoute en cette période le stress de trouver, ou pas un emploi, à l’issue de ses études.
En revanche en 2007, on avait décelée une tendance émergente : les problèmes de sommeil, dont la nouvelle enquête révèle la progression importante: 19,8 % en 2007 et 24,8% en 2009. De plus, 13,7 % des étudiants ressentent régulièrement de la somnolence, rançon de mauvaises nuits.
En 2005 et 2007, la première préoccupation de santé des étudiants était la nutrition. Aujourd’hui, c’est la gestion du stress et du sommeil, devant… l’alimentation. La consommation d’alcool a augmenté : de 65,8 % en 2007 à 72,5 % en 2009 - mais c’est un facteur de convivialité pour 62,7 %.
Nutrition, tout va bien ou presque…En 2009, 68,7 % des étudiants font 3 repas par jour et 11,4 % sautent très souvent les repas… faute de temps principalement pour 59,7 % d’entre eux, tandis que 21,7 % grignotent très souvent. Ils privilégient les repas au restaurant universitaire (le resto U) ou dans les boulangeries/sandwicheries - respectivement 55,3 et 45,1 %), mais seulement 43,1 % jugent leur alimentation équilibrée, et 76 % consomment des fruits tous les jours, 64,4 % des légumes, et 8 % sont en surpoids.
Côté contraception, la pilule à 62,4 % et le préservatif masculin à 54,8 % sont plébiscités, mais 7,8 % des étudiants n’utilisent aucun moyen contraceptif. Il y a encore 10,7 % des étudiants en Ile-de-France qui ne savent pas où trouver de l’information sur le sujet, alors que pour s’informer, ceux qui le veulent bien consultent prioritairement internet (49 %. Par ailleurs, 33,1 % des étudiantes ont déjà eu recours à la « pilule du lendemain » (contraception d’urgence) et 3,7 % à une IVG.
Côté tabac enfin, les non fumeurs, quant à eux, ont progressé : de 70,8 à 75,4 %... mais les fumeurs consomment plus de cigarettes : de 8,9 en 2007 à 9,3 cigarettes par jour, en moyenne.
Quand ils sont malades, 52,1 % des étudiants consultent leur médecin traitant. 52,6 % attendent que « ça passe » et 44,3 % s’ «automédiquent ». Les étudiants en Ile-de-France consultent le plus les spécialistes : (dermatologue, gynécologue, ophtalmologiste… Mais quand même : 25,4 % des étudiants ont reporté ou renoncé à des soins faute de moyens.
Mis en ligne par Maurice Chevrier, Santé log, le 24 juin 2009
(1) Enquête chez les étudiants affiliés et/ou adhérents des mutuelles étudiantes régionales : MGEL, MEP, SMEBA, SMENO et SMEREP. Retour de 12 070 questionnaires sur 50 000.
Source : SMEREP Communication, Jacqueline Selakovic. www.smerep.fr (Visuel et vignette), mise en ligne Maurice Chevrier, le 24 juin 2009-
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Accéder à l’étude de l’IRES : « Stress et conditions de vie et d’études des étudiants. Enquête sur une année universitaire » http://www.ires-fr.org/IMG/File/r434.pdf
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Cette actualité a été publiée le 24/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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