SURDITE DE L’ENFANT : Favoriser le développement du langage de l’enfant
Actualité publiée le 04-03-2010
Recommandations HAS
Surdité de l’enfant, que proposer avant l’âge de six ans ? A quelques jours de la Journée nationale de l’Audition (JNA), la Haute Autorité de Santé (HAS) publie au 3 mars ses recommandations de bonne pratique sur le suivi de l’enfant sourd âgé de 0 à 6 ans et l’accompagnement de sa famille. L’objectif de ces recommandations : favoriser le développement du langage de l’enfant sourd au sein de sa famille, quelles que soient la ou les langues utilisées, français ou langue des signes française (LSF), accompagner les parents, transmettre une vision positive des compétences de l’enfant sourd et prévenir d’éventuels troubles psychiques.
Si le projet éducatif d’un enfant relève du choix de ses parents, l’accompagnement d’un enfant sourd dans son apprentissage du langage pose de nombreuses questions à la majorité d’entre eux particulièrement avant les six ans de leur enfant, âge critique pour l’acquisition du langage. La HAS, après consultation, a donc souhaité proposer des recommandations de bonne pratique selon les différentes possibilités d’intervention précoce.
Objectifs
-Maintenir et développer toutes formes de communication, verbale ou non verbale, entre l’enfant et son entourage, sachant que plus de 90 % des parents d’enfants sourds sont entendants,
-Favoriser le développement du langage de l’enfant sourd au sein de sa famille, quelles que soient la ou les langues utilisées, le français ou la langue des signes française (LSF).
-Prévenir les troubles psychiques de l’enfant sourd.
2 types d’approches d’intervention précoce,
-l’approche audiophonatoire, qui propose une stimulation par audioprothèses ou, dans certaines indications, par implant cochléaire, en vue de développer le français parlé ou la communication dans les 2 langues (Français et LSF).
-l’approche visuogestuelle ou communication en langue des signes.
Ces deux approches se distinguent fondamentalement sur le fait de stimuler ou non la voie auditive mais présentent aussi des objectifs communs à atteindre avant les 3 ans de l’enfant comme renforcer les compétences propres à la famille, maintenir et développer toutes formes de communication, verbale ou non verbale, entre l’enfant et son entourage, promouvoir le développement d’au moins une langue, le français et/ou la LSF et introduire progressivement la modalité écrite du français.
Les différents projets éducatifs qui diffèrent selon le mode principal de communication utilisé avec l’enfant avant 3 ans : Ainsi, l’éducation avec « communication en langue française » peut être proposée sous forme d’échanges en français parlé soit avec code de la langue parlée complétée (LPC), soit sous forme de français signé. L’apprentissage de la LSF, peut s’envisager dans le cadre des deux approches. La HAS signale que le préjugé selon lequel l’acquisition précoce d’une langue des signes retarderait l’acquisition d’une langue parlée n’est pas scientifiquement validé. Pour chacune de ces approches, la HAS a décliné des recommandations de bonne pratique qui sont en ligne sur son site internet.
Accompagner les familles et …l’enfant : L’intervention de nombreux professionnels et de personnes civiles (réseau social des parents, associations), est nécessaire pour cet accompagnement qui se doit , au-delà du soutien aux parents, de permettre la transmission transmettre une vision positive des compétences de l’enfant sourd et de son devenir.
Source : HAS, Service presse, pour en savoir plus, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 3 mars 2010 (Vignette et visuel ANEMF)
Accéder aux dernières actualités sur le thème de la Surdité
Lire aussi :
PLAN en faveur des personnes sourdes : 4 millions de Français concernés –
AUDITION et audioprothèses : Les toutes dernières innovations –
JOURNEE NATIONALE de l’AUDITION : 11 mars, journée « sans baladeur » -
Réagissez à cette actu sur Santé Blog
Cette actualité a été publiée le 04/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
|