SYNDROME DE GUILLAIN-BARRE et VACCINATION : QUESTIONS ET REPONSES
Actualité publiée le 13-11-2009
Risques et effets indésirables
« En de très rares occasions, des sujets peuvent développer le SGB dans les jours ou les semaines qui suivent une vaccination ». Les U.S. Centers for disease control and prevention (CDC) ont bien prévu le syndrome de Guillain-Barré au nombre des risques graves mais rares de la vaccination. Ils publient sur leur site, toutes les réponses à nos questions. Des questions légitimes lorsque dès le premier jour de vaccination anti H1N1 en centres, en France, est identifié un premier cas de SGB, probable, constaté juste après l’injection.
Qu'est-ce que le syndrome de Guillain-Barré (SGB) ? Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une maladie rare liée à une détérioration des cellules nerveuses du système immunitaire, entraînant une faiblesse musculaire et parfois la paralysie. Le SGB peut provoquer des symptômes qui durent quelques semaines ou plusieurs mois. La plupart des gens se rétablissent complètement du GBS, mais certaines personnes peuvent en garder des lésions nerveuses permanentes. Dans de rares cas, les sujets atteints peuvent en décéder. Aux États-Unis, on estime que 3.000 à 6.000 personnes développent le SGB chaque année, qu'ils aient ou non reçu une vaccination. Soit 1 à 2 cas pour 100.000 habitants. En France, son incidence est identique.
Quelles sont les causes du SGB ? Les scientifiques n’ont pas encore identifié précisément ses causes mais estiment que la stimulation du système immunitaire peut jouer un rôle dans son développement. Voici ce que les scientifiques ont conclu de manière certaine :
-Environ les 2/3 des personnes qui développent des symptômes du SGB, le font quelques jours ou quelques semaines après avoir été atteints par une maladie diarrhéique ou respiratoire.
-L'infection par la bactérie Campylobacter est l'un des facteurs de risque les plus fréquents du SGB.
-Les sujets peuvent également développer un SGB après avoir eu la grippe ou d'autres infections (telles que le cytomégalovirus et le virus d'Epstein Barr).
-En de très rares occasions, ils peuvent également développer le SGB dans les jours ou les semaines qui suivent une vaccination.
Qui est à risque de développer un SGB ? N'importe qui, mais le SGB est plus fréquent chez les adultes que les enfants. L'incidence du SGB augmente avec l'âge et les personnes de plus de 50 ans sont les plus à risque de le développer. Chaque année, en moyenne, c'est 1 à 2 personnes sur 100.000 personnes qui sont touchées.
Les vaccins peuvent-ils causer un SGB ? Si les scientifiques n’ont pas complètement compris pourquoi certaines personnes développent le SGB, ils savent que le SGB est lié à une détérioration des cellules nerveuses du système immunitaire. De nombreux types d'infections, et dans de très rares cas un vaccin, peut causer des dommages aux cellules nerveuses du système immunitaire.
Quelle est la fréquence GBS, et quelle est sa fréquence en particulier sur des sujets vaccinés contre la grippe saisonnière? Le SGB est rare, encore une fois de 1 à 2 cas sur 100.000 personnes. C'est ce qu'on appelle le “taux de fond”. En 1976, on avait déjà identifié un petit risque de SGB après vaccination contre la grippe porcine (environ 1 cas supplémentaire par 100.000 personnes vaccinées alors contre la grippe porcine). A cette époque, le nombre de cas de SGB s’est donc avéré légèrement supérieur au taux de fond. Depuis, de nombreuses études ont été réalisées pour évaluer si les vaccins contre la grippe ou d'autres maladies ont été associés au SGB. Dans la plupart des études, aucune association n'a été trouvée, mais deux études ont suggéré qu’environ 1 personne supplémentaire par million de personnes vaccinées pouvait développer un SGB associé au vaccin. Mais, concluent les CDC, il est important de garder à l'esprit que la maladie grave et le risque de décès peuvent aussi être associés à la grippe et que la vaccination est la meilleure façon de prévenir l'infection grippale et ses complications.
Que s'est-il passé exactement en 1976 ? Des scientifiques ont observé, pour la première fois, un lien entre le SGB et les vaccinations de 1976, au cours d'une campagne nationale de vaccination contre le virus de la grippe porcine. L'enquête a révélé que les sujets vaccinés avaient un risque plus élevé de SGB que ceux qui n'avaient pas été vaccinés (environ 1 cas supplémentaire pour 100.000 personnes vaccinées). A la suite de ces conclusions, et du fait que l’épidémie était limitée, le programme de vaccination a été arrêté. Depuis, de nombreuses études ont été réalisées pour évaluer si les vaccins contre la grippe sont associés au SGB.
Pourquoi certaines personnes ont-elles développé le SGB après avoir reçu en 1976 le vaccin contre la grippe porcine? L'Institut de Medecine (IOM-USA) a réalisé une étude scientifique approfondie en 2003 et a conclu que les personnes qui avaient été vaccinées contre la grippe porcine en 1976 avaient bien un risque légèrement accru de développer un SGB. Les scientifiques ont de nombreuses théories sur les raisons de ce risque accru mais la raison exacte de cette association reste inconnue.
Les experts des CDC s’attendent-ils à ce qu’un risque de SGB soit associé au vaccin H1N1 2009 ? Nous prévoyons que le vaccin H1N1 2009 présente un profil de tolérance identique aux autres vaccins contre la grippe saisonnière et le SGB n’est pas obligatoirement associé au vaccin contre la grippe saisonnière.
Comment les autorités sanitaires américaines vont-elles enquêter sur le risque de SGB ? Les CDC et ont développé un plan de surveillance active des effets indésirables du vaccin H1N1.
Comment le gouvernement fédéral déterminera-t-il un risque accru de SBG lié à la vaccination anti H1N1 ? Si le nombre de cas de SGB signalés chez les personnes vaccinées est supérieur au nombre de cas signalés dans la population générale.
Source : CDC http://www.cdc.gov/h1n1flu/vaccination/gbs_qa.htm, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 13 novembre 2009 (Visuel et vignette GSK)
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