
Le 16 juin dernier Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé déclarait sur RMC que l’augmentation des tarifs des Infirmières libérales prévue au 1er août serait reportée, pour cause de dérapage des dépenses des soins de ville.
Ce dépassement de L’Objectif National des Dépenses de l’Assurance maladie ne peut être imputable aux soins infirmiers.
Les infirmières libérales permettent le raccourcissement de la durée des séjours hospitaliers en assurant le suivi et la continuité des soins initialement prescrits à l’hôpital.
Or l’ONDAM des soins de ville ne prend pas en compte les transferts d’activité de l’hôpital vers la ville qui doivent être considérés, non comme un dérapage, mais plutôt comme une source d’économie pour l’assurance maladie.
Roselyne Bachelot cite également la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 du 19 décembre 2007 qui prévoit de reporter l’application de tout accord tarifaire de six mois.
Les lois ne valant que pour l’avenir, l’UNCAM doit appliquer au 1er août la clause conventionnelle de revalorisation des tarifs d’honoraires paru au Journal Officiel le 25 juillet 2007.
Le respect des engagements sur l’augmentation des tarifs est primordial face à celle du prix des carburants. Le Sniil rappelle que 95% des soins infirmiers sont effectués au domicile des patients.
Suite à l’annonce de certaines organisations professionnelles sur la disparition de notre décret d’actes, le Sniil regrette ce qu’il considère comme de la désinformation.
Il se positionne pour une évolution de l’exercice infirmier vers davantage de responsabilité, plus de coopération et de coordination interprofessionnelle.
Le Sniil est conscient de la nécessaire modernisation du système de santé, dans l’intérêt des usagers.
Il ne s’oppose pas d’emblée à l’idée de pratiques infirmières déclinées en missions comme dans d’autres pays et ensuite en actes. Cependant il restera acteur vigilant face à toute nouvelle réglementation qui ne serait pas en faveur de la promotion du métier d’infirmière.