TELEPHONE MOBILE et santé : Principe de précaution, dit l'Etat
Actualité publiée le 27-05-2009
Sécurité sanitaire
La table ronde «Radiofréquences, santé, environnement » est née d’une situation de blocage médiatisée, autour des installations de téléphonie mobile. Elle a réunit, du 23 avril au 25 mai sur plusieurs séances, cinq collèges élus de la représentation nationale et des collectivités locales, État et organismes publics, opérateurs et radiodiffuseurs, associations et syndicats de salariés afin d’assurer la représentativité des différentes parties prenantes. L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du Travail (Afsset) travaille au rapport de fond sur les effets sanitaires pour le mois de septembre 2009 et le Ministère s’engage à organiser un débat avec l’ensemble des parties prenantes à la faveur de la publication du rapport de l’Afsset. La table ronde a néanmoins dégagé de premiers principes d’action publique et recommandations opérationnelles.
La téléphonie mobile (GSM 900 MHz et 1800 MHZ et UMTS 2100 MHz) est d’application plus récente utilisant des fréquences. D’autres technologies comme le wi-fi, le wimax, le Bluetooth sont encore émergentes ou à venir en termes de déploiement. Mais aujourd’hui il s’agit, pour le gouvernement, de répondre à la forte inquiétude du public sur la question des antennes et de la téléphonie mobile alors que les scientifiques mêmes restent partagés et que l’Académie de médecine n’a pas d’étude lui permettant de prendre position. Les études épidémiologiques portant sur le téléphone mobile et les tumeurs cérébrales semblent montrer l’absence d’élévation majeure du risque. Cependant, l’absence de mesures individuelles des expositions et le manque de recul ne permettent pas de conclure définitivement. Obtenir un point de vue scientifique, c’est l’objectif des travaux menés par l’Afsset selon une méthodologie rigoureuse d’expertise scientifique.
Des études menées à l’étranger, comme l’étude CEFALO, qui concerne les enfants et les adolescents, et l’étude épidémiologique INTERPHONE à laquelle la France contribue, devraient également apporter une meilleure connaissance des impacts sanitaires de l’exposition aux champs électromagnétiques.
Transparence vis-à-vis des consommateurs, des riverains, du grand public des élus et …des personnels de santé est le premier principe retenu. Toutes les plaintes doivent être entendues et prises en charge, selon un second principe d’ « attention ». Le principe de précaution justifie ensuite les restrictions d’usage du téléphone mobile, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes- mais il est précisé que les antennes feront l’objet d’autres débats-. Enfin, l’importance de la concertation démocratique et la cohérence de l’action publique sont bien deux engagements de nature à calmer le débat.
Des associations engagées : AFOM, Agir pour l’environnement et Priartem, Asef, Avicca, CGT, Criirem, Familles rurales, FNE et Robin des toits qui participaient à la table ronde ont pu proposer leurs contributions mais dans des délais trè courts.
Quelques orientations sont d’ores et déjà proposées, dont on retiendra principalement la présence d’une notice obligatoire sur les effets sanitaires jointe à chaque mobile et le droit du citoyen à faire esurer son niveau d’exposition :
- Ouvrir un portail Internet « Radiofréquences, santé, environnement »
- Organiser une campagne d’information sur les effets sanitaires de la téléphonie
- Mettre à disposition des élus locaux les informations utiles, renforcer leurs prérogatives
- Délivrer aux professionnels de sante une information adaptée
- Etablir avec les équipes de l’Hôpital Cochin un protocole de prise en charge des patients
- Analyser les symptômes
- Encadrer les pratiques de commercialisation des dispositifs « anti-ondes »
- Accompagner d’une notice émanant des autorités sanitaires l’achat des téléphones mobiles
- Afficher, sur le point de vente, le débit d’absorption spécifique des téléphones mobiles
- Favoriser les pratiques qui diminuent l’exposition aux ondes
- Fixer « un objectif cible de qualité dans les lieux de vie »
- Engager un travail avec les meilleurs experts sur les seuils d’exposition
- Revoir les protocoles de mesure et de contrôle
- Accorder le droit au citoyen de faire mesurer le niveau d’exposition au sein des lieux de vie ou de travail
Dans l’attente donc du débat promis, à la rentrée et à la lumière du rapport de l’Afsset, qui réunira l’ensemble des parties prenantes.
Source : Ministère de la Santé, mise en ligne Maurice Chevrier Santé log, le 26 mai 2009 (Vignette Criirem)
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Accéder au rapport de restitution de la Table ronde Radiofréquences, santé, environnement
23 avril – 25 mai 2009 : http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/SyntheseRadiofrequences_sante_environnement.pdf
Accéder aux contributions des organisations ayant participé à la table ronde : http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Annexecontributions.pdf
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Cette actualité a été publiée le 27/05/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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