TU DORS ? : Près d’1 FRANÇAIS SUR 2 MANQUE DE SOMMEIL
Actualité publiée le 24-06-2009
« Bien dormir, mieux vivre»
Une durée quotidienne de sommeil inférieure à 5H multiplie le risque de diabète par 2,5 et augmente le risque d’hypertension artérielle. Si le sommeil est un plaisir pour 86 % des Français et pour 98% un bénéfice pour la santé, près d’1 français sur 2* estime ne pas dormir assez. Première conséquence, En France, 10% des adultes utilisent régulièrement des somnifères. L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé publie « Bien dormir, mieux vivre», le guide pratique du sommeil de qualité, un outil de prévention également vis-à-vis des troubles graves induits par le manque chronique de sommeil.
Mi-mars 2008, l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) avait déjà publié une étude concluant que 38% des Français s’avouent fatigués par manque de sommeil et que notre temps de sommeil quotidien diminue depuis les années 60, passant de 8h30 à 7h30. En moyenne, les 25-45 ans déclarent d’ailleurs avoir besoin de 7h30 de sommeil pour être en forme le lendemain. Rappelons que la majorité des individus a besoin de 8h de sommeil. Plus de 6 millions de personnes travaillent en France en horaires décalés et sont en décalage constant de l’horloge biologique. L’INVS avait déjà publié une brochure, « passeport sommeil » pour donner quelques conseils de « mieux dormir ». Les dernières données de l’INPES sont plus sévères : 45% estiment manquer de sommeil, 17 % s’estiment en manque permanent de sommeil et 12 % se déclarent insomniaques.
Très récemment, la dernière étude de la SMEREP (Mutuelle des étudiants) réalisée par l’institut CSA, concluait que la difficulté d’accéder à un sommeil récupérateur, liée également au stress était actuellement la première préoccupation en termes de santé des étudiants.
Le sommeil est une composante majeure, unique et indispensable de notre santé – explique l’INVS- au même titre que l'alimentation. Il y a bien dormir et dormir assez. Le sommeil a plusieurs fonctions essentielles pour « Bien vivre » comme la reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses, la production d’hormones de croissance, la régulation de fonctions telles que la glycémie (perturbation du métabolisme du sucre, favorisant surpoids et risque de diabète), l’élimination des toxines et autres déchets des systèmes respiratoires, cardiovasculaires et glandulaires, la stimulation des défenses immunitaires, la régulation de l’humeur et de l’activation du stress, les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation…
Un mauvais sommeil en revanche ou privation chronique de sommeil, ont des conséquences sur le maintien de la vigilance à l’état de veille et sur la santé : Prise de poids, diabète, augmentation de la douleur, dépression, aggravation des troubles respiratoires et cardiovasculaires, difficultés relationnelles… Une durée régulière du sommeil inférieure à 5H multiplie le risque de diabète par 2,5 et augmente le risque d’HTA.
Si le sommeil est un défi de société -stress, horaires, enfants en bas âge, soucis, bruit - mieux dormir est un enjeu de santé publique.
Les règles de base d’un « bon » sommeil :
- Connaître ses besoins, les adapter à sa situation : Gros dormeur, petit dormeur, « lève-tôt », «couche-tard », au-delà de ses besoins il faut pouvoir s’adapter à ses contraintes spécifiques.
- Chacun a son propre rythme de sommeil, chacun d’entre nous est différent face au sommeil.
- Adopter des horaires réguliers, pour faciliter l’endormissement.
- Réhabiliter la sieste, c’est un excellent moyen de recouvrer un manque de sommeil, conseillé aujourd’hui par de nombreux spécialistes.
- Optimiser son environnement jusqu’à remédier aux ronflements du partenaire !
- Adopter une bonne hygiène de vie pour obtenir une bonne hygiène de sommeil
Alors, quand faut-il consulter ? Si le problème persiste alors que vous avez changé vos «mauvaises » habitudes pour adopter une bonne hygiène de sommeil…répond l’INPES. En France, environ 40 centres du sommeil ou structures spécialisées accueillent les victimes d’un « sommeil pathologique ».
Source : INPES, accéder au dossier de presse : www.inpes.sante.fr/70000/dp/08/dp080310.pdf mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 24 juin 2009 (Vignette INRS, visuel INPES)
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Pour en savoir plus avec l’Institut du sommeil et de la vigilance : http://www.institut-sommeil-vigilance.org/
*Enquête Inpes sur les représentations, les attitudes, les connaissances et les pratiques du sommeil des adultes en France, réalisée en décembre 2007 auprès de 1004 personnes interrogées par téléphone
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