Un ANTI RGO bientôt en AUTOMEDICATION en Pharmacie
Actualité publiée le 26-10-2009
Produit-conseil
En novembre, il sera possible d’acheter directement en pharmacie un nouveau produit-conseil, l’un des plus efficaces de la classe des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), sous le nom de Pantozol Control®, du laboratoire Nycomed, destiné au traitement symptomatique du reflux gastro-oesophagien (RGO). Dosé à 20 mg de pantoprazole, approuvé par l’Agence européenne des médicaments (EMEA) et la Commission européenne, il sera disponible dans les 27 pays de l’Union européenne (plus Suisse et Norvège).
Cette automédication du RGO s’appuie sur une large expérience de la molécule (d’ailleurs développée par Nycomed), dont un dosage plus élevé est destiné au traitement d’attaque et au traitement d’entretien de l’ulcère gastro-duodénal (UGD), ainsi qu’au traitement d’éradication (associé à 2 antibiotiques) d’Helicobacter pylori, bactérie hôte de l’estomac, clairement impliqué dans l’émergence et la persistance de l’UGD. Ce volet traitement/éradication ressort de l’usage sur ordonnance en milieu de médecine digestive.
Qui peut le plus peut le moins : les IPP à faibles doses ont montré leur capacité à corriger les symptômes du RGO : impression de brûlure dans la poitrine lors d’une régurgitation acide, irritation pharyngée (pyrosis), toux, hoquet, nausées (par reflux), sommeil perturbé en position allongée (déconseillée). L’IPP « tamponne » l’acidité gastrique dont le reflux a comme cause une béance anormale du sphincter inférieur de l’œsophage (SIO ou cardia) ou l’existence d’une hernie hiatale.
Le RGO n’est pas un trouble rare. Dans une enquête européenne (27 000 personnes) demandée par Nycomed, 36 % de la population adulte en France subirait ses symptômes, 44 % évoquant une atteinte de la qualité de vie. Sur ce point, l’enquête note que seulement 43 % des répondants disent utiliser un médicament de prescription - dont près des trois quarts se disent satisfaits… ce qui fait plus du quart de ces patients non soulagés ! En fait, le RGO est surtout traité par des alternatives autoprescrites, et notamment des modifications de l’alimentation…
Ce produit-conseil issu d’une expérience en médecine digestive était attendu, disent les sujets interrogés. Le pantoprazole bénéficie d’un recul de plus de 15 ans et d’une expérience clinique chez plus de 750 millions de patients en médicament de prescription. Les IPP ont en quelque sorte succédé aux anti-H2, qui avaient les premiers complètement modifié l’abord du RGO et de l’UGD. Avec la supériorité des IPP sur les antiH2, une révolution thérapeutique a succédé à une autre.
Pantozol Control 20 mg® est indiqué dans le traitement symptomatique à court terme du RGO, à raison d’un comprimé par jour pendant au moins 2 ou 3 jours consécutifs et jusqu’à disparition des symptômes, sans dépasser 4 semaines. Cette durée limitée du traitement doit être rappelée par le pharmacien, elle vise à inciter à la consultation du médecin traitant, qui peut décider d’une exploration plus poussée en médecine digestive. Il est bon de rappeler que le médicament-conseil a ses limites, et doit inciter à prendre un avis médical en cas de non soulagement dans un délai raisonnable. A priori, le soulagement est ressenti dans les 24 h de la prise du premier comprimé
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont les héritiers d’une longue histoire du traitement du RGO et de l’UGD. Après pansements gastriques, anti-acides (mélanges de sels), alginates, qui avaient pour but de protéger l’estomac contre son acidité et de soulager le RGO, la première révolution fut (années 1980) l’arrivée des anti-H2, anti-sécrétoires gastriques vrais de première génération, antagonistes des récepteurs gastriques H2 de l’histamine. La seconde génération (années1990), les IPP, freine la sécrétion acide gastrique en inhibant la pompe à proton, cellules responsables de cette sécrétion.
Une formation officinale spécifique, réalisée avec la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE) sera dispensée aux équipes officinales dans 50 villes. Objectif : former au RGO (physiopathologie, symptômes…) et au conseil d’un IPP (diagnostic différentiel, critères de gravité, mécanisme d’action des IPP, intérêt d’un IPP, etc. Une formation sera également dispensée par les délégués pharmaceutiques. Pour les patients ont été conçues avec la SNFGE des monographies disponibles en officine. Et prochainement un site internet dédié.
Auteur : Louis-Marie Sibuée, Santé log, le 25 octobre 2009
Source : Nycomed Communication
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Cette actualité a été publiée le 26/10/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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