UN BRANCARDIER, UNE INFIRMIERE et UN CANCEROLOGUE...
Actualité publiée le 19-11-2008
1er prix du Grand Prix Editorial de la presse médicale :
C’est une récompense originale pour une équipe soignante originale. Un brancardier Jean-Marie Nebbak, une infirmière Delphine Mathivon, un médecin cancérologue le Dr Mario Di Palma, responsable du Comité hospitalier de lutte contre la douleur (CLUD) à l’Institut de cancérologie Gustave-Roussy, l’IGR à Villejuif. Récompense : le 1er prix du Grand Prix Editorial de la presse médicale, catégorie « Travaux originaux en médecine ». On peut considérer que la qualité et le souci du bon brancardage des patients fait partie de la qualité du « prendre soin »…
Un article publié en mai 2008 dans le Bulletin du Cancer : « Evaluation prospective des douleurs ressenties par les patients lors des opérations de brancardage : état des lieux et propositions d’amélioration », a valu ce prix du Syndicat national de la presse médicale et des professions de santé (SNPM), qui a souligné l’originalité et l’excellence de l’étude.
Les brancardiers de l’IGR sont à l’origine de cette étude, ayant constaté que les transports internes pouvaient être source de douleurs, les patients de l’IGR étant souvent déplacés pour divers examens et traitements. Ils ont donc élaboré un auto-questionnaire d’évaluation des douleurs ressenties par les patients. L’objectif était d’identifier les facteurs de risque de douleur lors du transport, et de proposer des solutions d’amélioration.
En mars 2006, 223 patients avaient rempli l’auto-questionnaire en 2 semaines seulement, dont l’exploitation a montré que 65 % des patients avaient déjà mal avant le transport mais que seuls 38 % d’entre eux avaient reçu un antalgique pour prévenir la douleur du transport et éventuellement de l’examen qu’ils allaient subir. Autre constat : 50 % des patients avaient eu mal pendant le transport, dont 82 % étaient douloureux avant le transport.
Les causes de douleur ont été identifiées : manutention elle-même, passage des seuils et des paliers d’ascenseur, attente sur le brancard ou la chaise, moyen de transport inadapté… Des réformes vont suivre : amélioration du confort du matériel de transport des malades (chaises, brancards), administration préventive systématique d’antalgiques,
Par ailleurs, la formation des brancardiers à la manutention a été étendue à l’ensemble des personnels. Les cours sur à la douleur destinés aux aides-soignants sont maintenant inclus dans la formation des brancardiers.
Prochainement, l’IGR va réaliser l’informatisation des demandes de transport interne, permettant de définir le mode de transport en fonction de l’état de santé d’un patient. Ce projet est soutenu par la Fondation d’Entreprise Roche.
Le travail original et inédit récompensé aujourd’hui, met en évidence la volonté et la capacité des brancardiers à participer à l’amélioration de la prise en charge des patients. Les brancardiers de l’IGR espèrent que les solutions pour remédier à la douleur du transport interne pourront être appliquées dans d’autres établissements de soins, notamment les 19 Centre de Lutte Contre le Cancer.
Auteur : Maurice Chevrier
Source : Direction de la Communication, IGR.
www.igr.fr
Mis en ligne le 18 novembre
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