VACCIN anti grippe A/H1N1: La FRANCE reçoit quelques milliers de doses
Actualité publiée le 30-08-2009
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Après avoir passé une commande de 94 millions de doses de vaccins auprès de quatre laboratoires, la France a reçu quelques milliers de doses de vaccins, a annoncé, le 28 août Roselyne Bachelot, lors de son déplacement à la Réunion. Ces vaccins n'ont pas encore leur autorisation de mise sur le marché (AMM) qui devrait être délivrée courant septembre. C’est l’obtention des AMM qui, entre autres critères conditionnera le déclenchement de la vaccination.
Si Roselyne Bachelot n'a pas précisé exactement le nombre de doses reçues - il s'agit de quelques milliers- ni de quel laboratoire, 4 fabricants, Sanofi Pasteur, GSK, Baxter et Novartis, ont été sollicités par l’Etat. Ces laboratoires vont donc progressivement, 4 vaccins « différents ». 2 doses du même vaccin, à 3 semaines d’intervalle, sont prévues pour chaque vaccination. Chaque vaccin pourrait disposer d’une AMM spécifique couvrant ou non les enfants ou les moins de 18 ans. Les essais cliniques sont en cours, les premières AMM devraient être délivrées courant septembre, on peut donc estimer une disponibilité des premiers lots de vaccins courant octobre. Cependant le dispositif de vaccination doit être activable, dès le 28 septembre, a précisé la Ministre de la santé.
La disponibilité des vaccins et l’obtention des AMM conditionneront donc le déclenchement de la vaccination qui prendra en compte également, les données disponibles sur l’évolution épidémiologique de la pandémie de l’hémisphère sud, en France et en Europe.
Les 2 objectifs de la vaccination sont la protection des personnes les plus vulnérables et de maintien des services vitaux du pays a rappelé l’European Centre for Disease Control and prevention (ECDC), lors de la publication de ses directives pour la vaccination contre le virus A/H1N1 dans la situation de pandémie actuelle.
Si les groupes cibles de la vaccination n’ont pas été précisément définis par le Ministère, a priori, sont déjà naturellement cités, les personnes les plus vulnérables identifiées après avis des experts sanitaires et les professionnels exposés au virus.
Néanmoins, les recommandations de l’ECDC précisent :
- Les personnes âgées de moins de 65 ans avec des conditions chroniques sous-jacentes (maladies respiratoires chroniques, maladies cardiovasculaires, troubles du métabolisme (diabète, notamment), maladies hépatiques et rénale, personnes avec déficit d'immunité (congénitale ou acquise), troubles neurologiques ou neuromusculaires chroniques, ou toute autre condition qui implique un déficit de l'immunité ou de la fonction respiratoire;
- Les jeunes enfants (en particulier de moins de deux ans);
- Les femmes enceintes.
En France, si la métropole est relativement épargnée par le virus, en comparaison de nos voisins européens, la situation est beaucoup plus préoccupante outre-mer. Depuis le début de l’épidémie, 10 décès dont 8 en Outre-mer ont été constatés.
Source : Ministère de la santé, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 28 août 2009
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Cette actualité a été publiée le 30/08/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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