VACCINATION anti H1N1 : Serez-vous des «MESSAGERS de SANTE PUBLIQUE» ?
Actualité publiée le 20-10-2009
Vaccination en pratique
La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 a débuté mardi 20 octobre mais seulement pour le personnel hospitalier. Les professionnels de santé libéraux et les groupes de population prioritaires pour la vaccination pourraient avoir accès au vaccin, à leur tour, mi-novembre. En lançant la campagne de vaccination, Roselyne Bachelot s’est adressée aux personnels hospitaliers, les appelant à être des « messagers de santé publique », en se faisant vacciner. Car l’opinion publique reste réservée. Point sur la vaccination en pratique, sous quelques semaines seulement, pour les groupes prioritaires.
Avez-vous l’intention de vous faire vacciner contre la grippe A ? L’opinion publique et… des professionnels n’est toujours pas très favorable. Le dernier sondage réalisé par l’IFOP conclut que seuls 29% des personnes interrogées ont certainement l’intention de se faire vacciner. A contrario, 24% des personnes interrogées seraient opposées à toute vaccination. Enfin, 55% l’envisageraient. A un sondage réalisé par le Figaro sur la seule question « Avez-vous l’intention de vous faire vacciner contre la grippe A ? » sur plus de 12.000 répondants, 69% répondent « non ». Enfin, un médecin sur deux aurait l’intention de se faire vacciner selon un autre sondage IFOP.
Quelles seront les populations prioritaires pour la vaccination plus vulnérables et aux personnels de santé, c’est-à-dire,
-Les personnels de santé de réanimation néonatale et pédiatrique,
-les personnels Médicaux, paramédicaux, aides-soignants, ainsi que les médecins et infirmiers du secteur ambulatoire en contact avec des patients porteurs du virus,
-les femmes enceintes sous réserve des conclusions de l’Agence européenne du médicament (EMEA)
-l’entourage des nourrissons âgés de moins de 6 mois
-les professionnels d’accueil de la Petite Enfance
-les nourrissons de 6 à 23 mois avec facteurs de risque
-les sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteurs de risque
-les autres professions de santé, de secours et personnels du transport sanitaire
-les nourrissons de 6 à 23 mois sans facteur de risque
-les personnels d’accueil des pharmacies
-les personnels des établissements médico-sociaux
- les plus de 65 ans avec facteur de risque
- les sujets de 2 à 18 ans sans facteur de risque
-les sujets de plus de 18 sans facteur de risque
Quand aller « se faire vacciner » ? : Chaque français devrait recevoir une convocation de l'Assurance Maladie, chargée d’organiser la campagne et se rendre ensuite dans l’un des centres de vaccination.
Avec quels vaccins ? On sait que la France a passé commande auprès de 4 fabricants, 4 fabricants, Sanofi Pasteur, GSK, Baxter et Novartis.
3 vaccins sont aujourd’hui agréés par l’Agence européenne du médicament (EMEA), Celvapan®, seul vaccin sans adjuvant et Focetria® du laboratoire Novartis (Suisse) et and Pandemrix® du laboratoire GlaxoSmithKline (britannique). De plus les autorités sanitaires ont annoncé le 8 octobre qu’un vaccin, au moins, pourrait être « mis sur le marché français », directement par l’Afssaps, sans passer par l’homologation de l’Agence européenne.
Les femmes enceintes ou les nourrissons avec facteurs de risque doivent-ils se faire vacciner, même en cas d’absence de vaccins sans adjuvant ?
S’il n’y a pas encore de données sur l’utilisation des adjuvants sur les populations particulières femmes enceintes, nourrissons, immunodéprimés - d’où la recommandation d’utiliser des vaccins sans adjuvats pour ces populations- les autorités sanitaires recommandent, en cas d’indisponibilité de vaccin sans adjuvant, une vaccination avec vaccin avec adjuvant aux femmes enceintes au-delà du second trimestre et aux nourrissons avec facteurs de risque.
Et les personnes immunodéprimées ? En cas d’indisponibilité de vaccins sans adjuvant, la question n’a pas encore été « tranchée » par les autorités.
Combien de doses ? Si l’OMS et des Instituts nationaux de santé américains (NIH) aux Etats-Unis sont aujourd’hui d’accord sur l’efficacité d’une vaccination H1N1 avec une seule dose, si les derniers essais cliniques de GSK et Sanofi Pasteur confirment également l’efficacité de leurs vaccins respectifs après une seule injection, en France, la dernière communication des représentants des autorités sanitaires laissait également à penser que la vaccination s’oriente vers « la dose unique ». Mais à ce jour rien n’est officiel.
Le vaccin contre la grippe A(H1N1) sera-t-il remboursé ?
Les personnes vaccinées n’auront pas d’avance de frais à faire.
Sources : Ministère de la santé, OMS, IFOP mise en ligne Maurice Chevrier Santé log
Lire aussi :
VACCINATION anti H1N1 : EFFICACITE DE LA DOSE UNIQUE –
H1N1 : En France, au moins 1 VACCIN pourrait être autorisé directement par L’AFSSAPS -
H1N1 : PENURIE DE VACCINS aux U.S. et au Mexique –
|