Vaccination anti-hépatite B : l’Académie se fâche
Actualité publiée le 17-03-2008
Les Prs Pierre Bégué, Marc Girard, Jacques Frottier, François Denis, infectiologues, de et au nom l’Académie nationale de médecine, ont dénoncé la campagne médiatique sur les effets graves supposés du vaccin anti-hépatite B, après mise en examen de deux laboratoires, qui auraient faussement présenté l’hépatite comme un danger ! Or, déviant le sujet, les médias ont évoqué la responsabilité du vaccin dans la sclérose en plaques (SEP).
En 2002, l’étude bénéfi ce/risque du vaccin de l’adolescent et l’adulte par l’InVS montre que le nombre de porteurs chroniques du virus, de cirrhose et de cancer du foie évité par le vaccin était très supérieur à
l’incidence des effets secondaires invoqués (1), 8 études nationales et internationales indiquent l’absence de relation statistiquement significative entre SEP et vaccin, et 2 études françaises de neuropédiatrie notent en 2007, l’une la non infl uence du vaccin sur le risque de SEP après le premier épisode de maladie démyélinisante, l’autre la non augmentation du risque de première poussée de SEP après vaccination dans les 3 ans précédents.
La couverture vaccinale du nourrisson et de l’enfant reste faible en France (25 %) par rapport aux autres pays européens. En 2003-2004, sur 600 nouveaux cas d’hépatite B, la moitié aurait pu être évitée par vaccination, et on estimait à 280 000 le nombre de porteurs du virus.
NOTE
(1) Lévy-Bruhl D, Desenclos JC, Rebière I,
Drücker J. Vaccine 2002; 20: 2065-71.
AUTEUR
Maurice Chevrier, Infirmier
Article publié le 17/03/08
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Cette actualité a été publiée le 17/03/2008 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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