VACCINATION CONTRE L’HEPATITE B : De nouvelles recommandations
Actualité publiée le 21-04-2009
Avis du Haut Conseil de Santé Publique
Le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) présente les « nouveautés » du calendrier vaccinal 2009. Outre la priorité indiquée à la couverture vaccinale contre la rougeole (1), le Haut Conseil de santé publique (HCSP) revient sur les recommandations de vaccination des enfants et adolescents contre l’hépatite B. Le vaccin, lancé dans les années 1990 a été fréquemment accusé d'augmenter le risque de sclérose en plaques (SEP) malgré de nombreuses études contradictoires.
Rappelons qu’en France, la couverture vaccinale de l’hépatite B du nourrisson et de l’enfant reste faible en France (25 %) par rapport aux autres pays européens. En 2003-2004, sur 600 nouveaux cas d’hépatite B, la moitié aurait pu être évitée par vaccination, et on estimait à 280 000 le nombre de porteurs du virus. En 2002, l’étude bénéfice/risque du vaccin de l’adolescent et l’adulte par l’InVS montrait que le nombre de porteurs chroniques du virus, de cirrhose et de cancer du foie évité par le vaccin était très supérieur à l’incidence des effets secondaires invoqués, 8 études nationales et internationales indiquent l’absence de relation statistiquement significative entre SEP et vaccin, et 2 études françaises de neuropédiatrie notent en 2007, l’une la non influence du vaccin sur le risque de SEP après le premier épisode de maladie démyélinisante, l’autre la non augmentation du risque de première poussée de SEP après vaccination dans les 3 ans. Mi mars 2008, l’Académie de médecine s’était élevée contre l’accusation de lien entre le vaccin et le risque de SEP. Courant octobre 2008, l’étude KIDSEP concluant à l’absence de lien avait conduit l’Académie à se prononcer à nouveau en faveur du vaccin- Lire (2).
L’hépatite B est une infection virale s’attaquant au foie. Le virus se transmet par contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, pas par simple contact de la vie courante.
Environ deux milliards de personnes sont infectées dans le monde et près de 350 millions vivent avec une atteinte hépatique chronique. 600 000 personnes environ en meurent chaque année. Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH.
L’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) et le HCSP souhaitent relancer la vaccination contre l’hépatite B afin d’améliorer la couverture vaccinale. Après le remboursement du vaccin hexavalent, deux nouvelles mesures devraient y contribuer : le prolongement (jusqu’à 15 ans révolus) de l’âge du rattrapage et la possibilité d’utiliser dans ce contexte un schéma vaccinal simplifié à deux doses.
Le HCSP recommande donc ici
- que la vaccination continue de s’appliquer en priorité à tous les nourrissons
- et que le rattrapage de la vaccination contre l’hépatite B soit poursuivi chez les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans révolus qui, si non vaccinés, devraient se voir proposer la vaccination contre l’hépatite B à l’occasion d’une consultation médicale ou de prévention.
En effet, en France, la politique de vaccination contre l’hépatite B en France repose en effet sur deux stratégies, l’identification et la vaccination des personnes à risque élevé d’exposition et la vaccination des nourrissons et le rattrapage des enfants et adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans.
Source : BEH n°16-17 : Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2009 selon l’avis du Haut conseil de la santé publique [...] mis en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 20 avril 2009 Visuel et vignette http://www.semaine-vaccination.fr/
Lire aussi :
(1) SEMAINE DE LA VACCINATION : la rougeole, priorité 2009
(2) HEPATITE B : L’ACADEMIE DE MEDECINE DEMANDE LE MAINTIEN DE LA VACCINATION
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