VACCINATION H1N1 aux U.S. : Les prisonniers de Guantanamo attendront
Actualité publiée le 06-11-2009
Politique de santé
L’annonce de la distribution de vaccins aux prisonniers de Guantanamo et la perspective du don de 10% des vaccins commandés par le gouvernement fédéral déchaine l’opinion publique, la population américaine faisant face à une pénurie de vaccins dans de nombreux états. Avec 114 décès d’enfants recensés, 6 millions d'Américains infectés par le virus H1N1 depuis le début de l’épidémie, 48 états signalant une activité grippale généralisée selon les US Center for Disease Control and Prevention (CDC), les autorités sanitaires ont largement incité à la vaccination. La Maison blanche a donc du démentir le 4 novembre, la distribution de vaccins à la prison militaire de Guantanamo et préciser que l’OMS attendrait que la population prioritaire pour la vaccination ait reçu l’injection pour procéder aux dons de vaccins promis.
Les dernières données épidémiologiques ont conduit les autorités sanitaires américaines et les CDC à recommander encore plus largement la vaccination en encourageant par exemple la vaccination par dose unique des enfants âgés de 6 mois à 10 ans et des femmes enceintes pour lesquelles, le SAGE a affirmé que le nouveau vaccin était sans danger.
Le 1er novembre, Kathleen Sebelius avait également inclus les prisonniers dans les populations prioritaires pour la vaccination, y compris ceux emprisonnés à à Guantanamo Bay, compte tenu de leur niveau de risque élevé de contamination.
Mais la pénurie de vaccins se renforce aux Etats-Unis avec moins de 30 millions de doses actuellement disponibles aux Etats-Unis à mettre en regard avec les 120 millions de doses qui devaient être disponibles dès octobre et les 250 millions de doses commandées. Kathleen Sebelius, prise entre les recommandations de ses autorités sanitaires et les fabricants aurait demandé des explications sur le retard de production aux laboratoires concernés, c’est-à-dire GlaxoSmithKline, AstraZeneca, Sanofi-Aventis, CSL et Novartis qui, depuis s’en est expliqué.
Face à cette pénurie, Robert Gibbs, porte-parole à la Maison blanche a du démentir l'envoi de vaccins anti H1N1 à Guantanamo afin d'apaiser la polémique sur les priorités de la campagne de prévention du virus. De la même manière, la Secrétaire d’Etat à la santé a bien précisé que, si malgré la pénurie actuelle, le don à l’OMS de 10% des vaccins commandés restait d’actualité, il sera effectué une fois que les groupes prioritaires américains auront été vaccinés. «Cela a toujours été le plan. » a-t-elle précisé, « Toutefois, les vaccinations sont également essentielles dans les pays en développement et les camps de réfugiés, où des centaines de milliers de personnes pourraient mourir des suites de la grippe ».
Dans le monde, plus de 5700 décès liés au virus H1N1 ont été signalés à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dont 1300 aux Etats-Unis.
Sources : CDC, Maison Blanche, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 5 novembre 2009
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