VIH-SIDA : En Afrique, seul 1 bébé exposé sur 2 reçoit un traitement de prévention
Actualité publiée le 21-07-2010
JAMA
Seuls 51% des nourrissons exposés au VIH reçoivent, dans certains pays d’Afrique, un traitement minimum à base de névirapine pour les protéger de la transmission du virus mère-enfant. Ce sont les résultats troublants d’une enquête, publiés dans l’édition spéciale du JAMA (Journal de l'Association médicale américaine), du 21 juillet, consacrée au VIH. Quant aux femmes qui avaient reçu de la névirapine avant la naissance, l'étude révèle que beaucoup d’entre elles n’avaient pas non plus bénéficié de mesures de prévention de la toxicomanie.
Le Dr. Elizabeth Stringer, auteur principal de l'étude, qui soigne des patients au centre médical de zambie, commente «Cette étude nous montre les échecs et les déficiences tout au long des programmes de prévention de la transmission mère-enfant, y compris les insuffisances en termes de dépistage du VIH et l’absence de contrôle de l’observance ». «Nous savons que la vraie prévention de la transmission mère-enfant commence avec le dépistage du VIH, puis se poursuit avec un programme aidant les patients à adhérer à la prise d’une dose unique de névirapine ».
L'étude « UAB » est basée sur l’analyse de 27.893 spécimens de sang de cordon issu de couples mère-enfant, dont 3.196 couples mère-enfant séropositifs, traités dans 43 cliniques différentes du Cameroun, de Côte d'Ivoire, d’'Afrique du Sud et de Zambie. Son objectif principal, déterminer la couverture de la prévention par névirapine, définie comme la proportion de nourrissons exposés au VIH dans l'échantillon dont la mère reçoit la névirapine (traitement confirmé par chromatographie de sang de cordon) et le nouveau-né reçoit la névirapine infantile (confirmé par observation directe).
Dans cet échantillon aléatoire provenant de différents sites ou services de prévention mère-enfant, 51% seulement des nourrissons exposés au VIH ont reçu ce traitement minimum de dose unique de névirapine.
L'année dernière, l'Organisation mondiale de la santé révisait ses recommandations pour prévenir la transmission de la mère à l'enfant (PTME) et confirmait la névirapine comme « l'épine dorsale » de la thérapie anti-VIH dans les pays en développement.
L'étude UAB souligne la nécessité d'élargir les programmes qui s'efforcent de lutter contre le sida pédiatrique mondial, et d'intégrer la surveillance continue et la qualité à tous les niveaux des programmes de soins à base de névirapine.
Source : JAMA 2010; DOI: 10.1001/jama.2010.990 «Coverage of Nevirapine-Based Services to Prevent Mother-to-Child HIV Transmission in 4 African Countries », mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 20 juillet 2010
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Cette actualité a été publiée le 21/07/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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