VUE AU VOLANT : L'"ETRE VU" AU DETRIMENT DU "VOIR"
Actualité publiée le 12-10-2008
Sécurité routière :
Les ophtalmologistes français se réjouissent des dernières mesures destinées à faciliter la visibilité des conducteurs sur la route. Mais, ils s’interrogent sur le véritable impact de ces mesures, qui privilégient « l’être vu » au détriment du « voir », regrettant que la France soit toujours à la traîne en Europe pour le contrôle de la vue des conducteurs.
Celui-ci devrait être systématiquement pratiqué en vue de l’obtention du permis de conduire, puis tous les 10 ans, suggèrent-ils. Exemples: L’Allemagne, l’Espagne et la Suède ont déjà une loi sur les contrôles visuels, l’Espagne, la Finlande, la Grèce, l’Italie, le Luxembourg et la Suisse ont déjà instauré des contrôles visuels périodiques
En France, près de 20 % des titulaires du permis de conduire prennent le volant « en état d’inaptitude visuelle légale » (sic), faute d’un contrôle périodique, tel qu’il a été recommandé par la Commission d’experts réunie par la gouvernement en 2004, et au mépris de l’application de la Directive européenne qui fixe les minima exigibles, ce qui place notre pays à la traîne par rapport à la plupart des pays développés.
Les ophtalmologistes se réjouissent que la Commission européenne ait adopté une directive rendant les phares obligatoires de jour sur tous les nouveaux véhicules d'ici à 2011. Mais ils souhaiteraient qu’on ne se contente plus de demi-mesures pour viser au plus vite un nouvel objectif, au-delà de la sécurité routière : de « santé sécurité routière ». On estime que 20 % des responsables d’accidents de la route en France ont une vue déficiente et non corrigée. Car : allumer ses phares en plein jour, c’est bien, y voir clair au volant nuit et jour, ce serait mieux…
Auteur : Maurice Chevrier, infirmier
Mis en ligne le 12 octobre 2008
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