On évalue le nombre de diabétiques à 30 millions en Europe, à 18 millions aux États-Unis et à 200 millions dans le monde.
En fait, ces chiffres recouvrent deux maladies bien différentes :
• le diabète de type 1, maladie de la carence insulinique par destruction des cellules béta des îlots de Langherans du pancréas appelé auparavant insulino-dépendant, survenant le plus souvent avant l’âge de 20 ans, représentant 10 à 15 % des diabètes ;
• le diabète de type 2, maladie qui se présente d’abord par une insulino-résistance puis par une insulino-pénie. appelé auparavant non insulinodépendant,
survenant le plus souvent dans nos régions après 40 ans, et représentant 85 à 90 % des diabètes.
Le diabète de type 2 pose un problème de santé publique. Sa prévalence augmente parallèlement au vieillissement, à l’urbanisation, à la sédentarisation,
et au développement de l’obésité dans les populations des pays industrialisés. Mais, cette maladie n’épargne pas les pays sous développés où le diabète atteint parfois une prévalence de 20 à 30 % en raison d’une prédisposition héréditaire associée à une modification rapide du mode de vie caractérisée par une urbanisation brutale, allant de pair avec une sédentarisation et une modification des habitudes alimentaires des populations. En 2016, une projection annonce près de 2,8 millions de diabétiques français, ce qui correspond à une augmentation de 51 %. Sur le nombre de patients supplémentaires attendus, 47 % seraient directement imputables à l’accroissement de l’obésité.
Le diabète est responsable d’un taux élevé de complications dégénératives représentant le principal coût financier de la maladie.
En France et en Europe du Sud, 20 % des dialysés sont diabétiques. Ce taux dépasse 40 % aux États-Unis et dans les pays scandinaves. Environ 70 % des diabétiques dialysés sont en fait des diabétiques de type 2 insulino-traités.
Le diabète reste la première cause médicale de cécité avant 50 ans dans les pays développés. On comptabilise chaque année aux États-Unis 5 000 à 10 000 nouveaux cas de cécité due au diabète. On estime que 2 % des diabétiques deviendront aveugles.
De même, 10 % des diabétiques subiront un jour une amputation d’orteil, de pied ou de jambe et 4/5 de ces diabétiques amputés sont en fait des diabétiques
de type 2. Le taux annuel d’amputation en France se situerait autour de 10 000. Près de 25 % des jours d’hospitalisation pour diabète sont en effet dus à des problèmes podologiques avec des durées moyennes d’hospitalisation autour de 30 jours
Par ailleurs, 50 % des diabétiques meurent d’insuffisance coronaire, et 20 à 25 % des angioplasties et des pontages coronaires sont réalisés chez les diabétiques.
Finalement, le diabète est la quatrième cause d’hospitalisation et de décès. Il représente 4 % du budget de santé de la nation. Son coût est estimé à 5,5 milliards d’euros, pour moitié coût direct et moitié coût indirect.