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ALLAITEMENT MATERNEL: Et s'il protégeait aussi contre la pollution?

Actualité publiée il y a 4 années 4 mois 7 heures
Environment International

C’est un tout nouveau bénéfice qui vient s’ajouter aux déjà multiples avantages de l’allaitement maternel pour le bébé (et sa maman). Cette capacité à protéger, in utero et jusqu’à l’âge de 15 mois, le développement moteur et mental du bébé contre la pollution par les microparticules (PM2,5) et contre le dioxyde d'azote (NO2). Les résultats de l’étude, à paraître dans la revue Environment International, révèle un mécanisme de de détoxification qui protège le système nerveux central durant la phase fœtale.

De nombreuses études ont été menées pour tenter d'évaluer les effets de la pollution sur le développement des bébés. Première conclusion, plus la pollution est élevée, plus faible est le poids de naissance du bébé, un effet majeur confirmé entre autres par une méta-analyse de l'Inserm. D'autres effets néfastes de l'exposition in utero ont été documentés : sur la croissance globale de l'enfant, le risque d'allergies et de troubles respiratoires bien sûr, de malformations congénitales, et sur différents effets neurotoxiques comme un risque accru de TSA, de TDAH, ou autres troubles du comportement.


Cette recherche a été menée dans le cadre du programme INma (Childhood and Environment) de l'Université du Pays Basque qui non seulement suit les effets de la pollution chez les femmes enceintes et leurs enfants mais examine aussi le rôle de l'alimentation dans le développement physique et neurocomportemental durant la petite enfance. C'est la toute première analyse de l'effet des particules PM2,5 sur le développement de la capacité motrice et du dioxyde d'azote (NO2) sur le développement mental du bébé, ici dans une zone à forte concentration de particules neurotoxiques composées de plomb, d'arsenic et de manganèse liée à l'activité industrielle et à la circulation routière. Cette première analyse a porté sur 638 femmes enceintes et leurs bébés âgés de 15 mois. Les principales conclusions de l'étude sont,

· l'existence d'une relation inverse entre l'exposition à la pollution par les particules et le développement moteur des bébés. Et si l'ampleur des effets constatés n'est sont pas inquiétante, leur constatation même reste importante en ce qu'elle confirme à nouveau la relation entre la qualité de l'air et le développement moteur d'un bébé.

· L'absence d'effet nocif des particules PM2,5 et du NO2 sur les bébés allaités au lait maternel pendant au moins 4 mois.

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