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ALLERGIES: Lutte contre cet envahisseur biologique, l'ambroisie

Actualité publiée il y a 11 années 2 mois 3 semaines
DGS- FCBN

Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation. L’Ambroisie, introduite pour la première fois en 1863 en France fait, avec l’augmentation du nombre et de la densité de ses populations présente un potentiel important de propagation et d’impacts négatifs sur les écosystèmes naturels, l’agriculture, le paysage et la santé…La Direction générale de la Santé, face à l’enjeu de santé publique que représente cette espèce a inscrit la lutte contre l’ambroisie dans le second Plan national santé environnement avec un objectif, « Prévenir les allergies ».

L'ambroisie fait donc aujourd'hui partie des espèces exotiques envahissantes recensées au niveau européen comme pouvant avoir un impact sur la santé humaine. En effet, le pollen de l'ambroisie est très allergisant et responsable de diverses pathologies notamment de l'appareil respiratoire. Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d'air pour que des symptômes apparaissent chez les sujets sensibles : rhinite avec écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires tels que la trachéite, la toux, et parfois urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l'allergie à l'ambroisie peut entraîner l'apparition de l'asthme ou provoquer son aggravation.


Dans le cadre de la lutte contre les allergies à l'ambroisie, le ministère de la santé a confié la réalisation d'une cartographie nationale de présence de l'ambroisie à la Fédération nationale des conservatoires botaniques nationaux (FCBN), qui vient de publier son rapport.

toutes les régions de France sont touchées par l'Ambroisie, les régions les plus infestées étant Rhône-Alpes et Auvergne. La répartition principale de l'Ambroisie (en termes de nombre de signalements) se situe ainsi dans les moyennes vallées du Rhône et de la Loire, avec une propagation de l'Ambroisie le long de la Loire, une progression vers le nord de la France, en région Bourgogne et Franche-Comté, et vers le sud de la France en Languedoc-Roussillon et Provence Alpes Côte d'Azur.

Et en pratique ? Les objectifs à poursuivre pourraient être les suivants : informer les collectivités locales, les aménageurs et les agriculteurs de l'existence du problème, notamment dans les zones encore peu infestées ; définir des stratégies pour limiter l'infestation des territoires, avec les agriculteurs, les aménageurs, les collectivités locales et organiser des formations adaptées pour les agents de terrain, notamment dans les régions peu infestées, conclut le rapport.