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ALZHEIMER: Vers un vaccin qui stimule les défenses naturelles du cerveau

Actualité publiée il y a 7 années 1 mois 2 jours
PNAS

Une équipe de chercheurs de l'Université Laval, du CHU de Québec et du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) vient d’identifier un processus pour stimuler les mécanismes de défense naturelle du cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Cette percée majeure, relayée dans l’édition du 16 janvier des Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) ouvre la voie au développement d'un traitement pour les personnes atteintes d'Alzheimer et d'un vaccin contre la maladie.

Les auteurs rappelle que l'une des caractéristiques principales de la maladie d'Alzheimer est la production dans le cerveau de la protéine bêta-amyloïde. Les cellules de défense du système nerveux, les cellules microgliales, ne parviennent pas à éliminer cette substance qui forme alors des dépôts appelés plaques qui entraînent le développement de la maladie.


Serge Rivest, professeur à l'Université Laval et chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec, auteur de l'étude, après une dizaine d'années de recherches sur la maladie, vient d'identifier une molécule qui stimule l'activité des cellules immunitaires du cerveau. Il s'agit d'une molécule, nommée molécule MPL (Monophosphoryl Lipid A), utilisée également par le laboratoire GSK comme adjuvant dans de nombreux vaccins et dont l'innocuité a déjà été validée. En injectant cette molécule pendant 12 semaines chez des souris modèles de la maladie d'Alzheimer, les chercheurs constatent l'élimination à 80 % des plaques bêta-amyloïde, ainsi que l'amélioration des fonctions cognitives de l'animal, le tout avec une réaction inflammatoire modérée.

2 utilisations pour MPL sont envisagées : Soit l'injection intramusculaire aux personnes souffrant déjà de la maladie pour ralentir la progression de la maladie. Soit l'utilisation de MPL dans un vaccin qui stimulerait la production d'anticorps contre la bêta-amyloïde. « Ce vaccin pourrait être administré aux personnes déjà atteintes pour stimuler leur immunité naturelle. Il pourrait aussi être donné aux personnes qui ne sont pas encore malades, mais qui présentent des facteurs de risques d'alzheimer», précise Serge Rivest. « Je crois que nous sommes près du but», conclut le chercheur.

Source: Communiqué de l'Université de Laval et Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) Toll-like receptor 4 stimulation with the detoxified ligand monophosphoryl lipid A improves Alzheimer's disease-related pathology

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