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ANTI-ÉPILEPTIQUES : Attention, risque accru de fracture chez les personnes âgées

Actualité publiée il y a 9 années 2 mois 4 semaines
Archives of Neurology

La plupart des médicaments anti-épileptiques sont associés à un risque accru de fracture non traumatique chez les personnes de 50 ans et plus, selon cette étude menée par des chercheurs canadiens et publiée dans l’édition de janvier des Archives of Neurology, l'une des revues du JAMA.

Déjà considérés à risque secondaire d'ostéoporose, les médicaments anti-épileptiques sont plus dangereux pour les personnes âgées, une population déjà fragilisée, à incidence élevée d'épilepsie. En outre, ces médicaments sont associés à une réduction plus importante de la densité osseuse chez les femmes post-ménopausées atteintes d'épilepsie.


Bien qu'il y ait déjà eu des études ayant examiné le lien entre anti-épileptiques et perte de densité osseuse chez les adultes âgés de plus de 65 ans, il existe peu d'études sur l'association spécifique des différents médicaments anti-épileptiques à la perte osseuse. Le Dr. Nathalie Jetté de l'Université de Calgary (Alberta, Canada) et ses collègues ont étudié les dossiers médicaux de 15.792 personnes ayant subi une fracture non traumatique entre avril 1996 et mars 2004. Chaque personne a été jumelée à un maximum de trois témoins, sans antécédents de fracture, soit un total de 47.289 contrôles.

Les médicaments anti-épileptiques étudiés de manière spécifique étaient la carbamazépine, le clonazépam (klonopin®, rivotril®), éthosuximide (Zarontin®), la gabapentine, le phénobarbital (Gardénal®), la phénytoïne (Dihydan®) et l'acide valproïque (Dépakine ®). D'autres médicaments anti-épileptiques avec un nombre réduit d'utilisateurs ont été inclus dans les sections "autres médicaments anti-épileptiques."

Le risque de fractures s'avère plus élevé pour les personnes prenant de la phénytoine, de la carbamazépine, et ensuite (par risque décroissant de fractures), le phénobarbital, la gabapentine et le clonazépam. L'acide valproïque n'est pas associé à un risque accru de fracture.

Monothérapie ou polythérapie, idem : Les résultats sont similaires en monothérapie (un seul médicament anti-épileptique) et en polythérapie. Tous les médicaments anti-épileptiques utilisés en monothérapie ont été associés à un risque significativement accru de fracture à l'exception de l'acide valproïque, le phénobarbital et les "autres médicaments anti-épileptiques."
"En conclusion, l'étude associe à plupart des médicaments anti-épileptiques un risque accru de fracture non traumatique chez les personnes âgées de 50 ans ou plus. D'autres études prospectives sur de nouveaux patients sont nécessaires pour mieux examiner les effets individuels de chaque anti-épileptique sur la santé osseuse."