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CANCER du SEIN: Le soleil, facteur de réduction du risque?

Actualité publiée il y a 8 années 2 semaines 4 jours
American Journal of Epidemiology

Le temps passé à l'extérieur ou “en plein air” durant les différentes périodes de la vie et la mesure estimée de production de vitamine D liée à l'exposition solaire sont bien associés à un risque réduit de cancer du sein. Cette étude canadienne nous explique ainsi que les femmes qui passent 3 heures par jour à la lumière du soleil peuvent réduire de moitié leur risque de développer un cancer du sein. Cette étude publiée dans l’American Journal of Epidemiology, plaide en faveur d’une exposition raisonnable au soleil, pour son apport en vitamine D.

Cette étude réalisée en Ontario a comparé la quantité de temps passé à l'extérieur pendant quatre périodes de la vie, l'adolescence, de 20 à 30 ans, de 40 à 50 ans et de 60 à 75 ans, pour des femmes ayant développé un cancer du sein et des femmes du même âge, sans cancer du sein. Les chercheurs ont comparé le risque de cancer du sein chez les femmes qui ont passé moins de 6 heures à l'extérieur par semaine, avec des femmes qui passent plus de 21 heures à l'extérieur par semaine et cela, pour chaque période de la vie. Ils constatent que les femmes qui ont passé plus de temps “dehors” ont un risque réduit de 26 à 50% de cancer du sein.


Cette étude a examiné s'il y avait un lien significatif entre production de vitamine D liée à l'exposition au soleil et le risque de cancer du sein. Les chercheurs font référence à des études récentes qui suggèrent que la vitamine D pourrait être associé à un risque réduit de cancer du sein. Les chercheurs ont utilisé des données d'une étude de cohorte, l'Ontario Women's Diet and Health Study. Les chercheurs ont contacté au total 3.101 femmes qui avaient déclaré un cancer e 2003 et 2004. Ces participantes ont rempli un questionnaire sur les facteurs de risque de cancer du sein et ont été interrogées sur les variables d'exposition au soleil pendant les 4 périodes de leur vie (exposition, protection, latitude, longitude…). Chaque femme a reçu un score “vitamine D” pour les 4 périodes de sa vie.

Principaux résultats: L'âge moyen des femmes de l'étude était de 56 ans. La plupart des femmes étaient ménopausées (68% des cas et 64% des contrôles). Les chercheurs ont comparé les risques de cancer entre les femmes qui ont passé la plupart du temps en extérieur (plus de 21 heures par semaine) et celles qui passaient moins de temps à l'extérieur (moins de 6 heures).

- Les femmes qui ont passé plus de temps dehors dans leurs années d'adolescence présentent un risque 29% plus faible de cancer du sein que celles qui ont passé moins de temps à l'extérieur (OR: 0,71, IC: 95% de 0,60 à 0,85).

- Passer plus de temps à l'extérieur de 20 à 30 ans implique un risque réduit de 36% (OR:0,64, IC : 95% de 0,76 à 0,53).

- Passer plus de temps à l'extérieur de 40 à 50 ans implique un risque réduit de 26% (OR:0,74, IC:95% de 0,61 à 0,88).

- Passer plus de temps à l'extérieur de 60 à 75 ans implique un risque réduit de cancer du sein de 50% (OR:0,50, IC:95% de 0,66 à 0,37).

Des risques réduits en fonction des scores de “vitamine D”: Les femmes à score élevé de vitamine D dans leur adolescence ont un risque réduit de 21% de cancer du sein par rapport aux femmes ayant des scores plus faibles (OR:0,79, IC: 95% de 0,68 à 0,91). Ce risque est réduit de 21 à 41% en fonction de la période considérée.

Le temps passé à l'extérieur durant les différentes périodes de la vie et la mesure estimée de production de vitamine D par l'exposition solaire sont bien associés à un risque réduit de cancer du sein. Les chercheurs expliquent que la production de vitamine D explique la relation inverse observée entre l'exposition au soleil et le risque de cancer du sein. Mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer ce lien.