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CANCER : Le sexe oral augmente le risque de cancer buccal

Actualité publiée il y a 8 années 4 mois 4 semaines
American Association for the Advancement of Science (AAAS)

Des chercheurs américains certifient qu'il existe maintenant des preuves suffisantes pour établir le lien entre sexe oral et cancer. Cette étude approfondie montre en effet comment le papillomavirus humain (HPV) est à l’origine d’une augmentation des cancers de la cavité buccale chez les hommes de race blanche. Le facteur le plus important d’infection orale serait le nombre de partenaires auxquels la personne a fait un cunnilingus et plus le nombre de partenaires augmente, plus ce risque augmente. Ces résultats, présentés au congrès annuel de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) vont dans le sens d’une vaccination anti-HPV, pour les hommes, aussi.

Les cancers de la cavité buccale font partie des cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS) et se situent dans la région lèvre-bouche-pharynx. Ils touchent la bouche, la langue, les amygdales, le palais, les joues, les gencives, les lèvres. La France fait partie des pays européens à plus forte incidence avec environ 7 500 nouveaux cas chaque année, dont les ¾ chez des hommes et près de 2.000 décès. Aux États-Unis, le cancer buccal en raison de l'infection au VPH est maintenant plus fréquent que le cancer de la cavité buccale lié à l'usage du tabac. Les U.S. Centers for Disease Control (CDC) annoncent une augmentation de 225% des cas de cancer par voie orale aux Etats-Unis, cette dernière décennie, principalement chez les hommes de race blanche.


Les HPV sont responsables de verrues génitales, de cancers féminins mais aussi de cancers de la cavité buccale, de l'anus et du pénis. Les CDC estiment qu'un Américain sur 2 sera infecté par le HPV à un moment donné de sa vie.

Le Dr. Maura Gillison de l'Ohio State University, a ainsi présenté des données épidémiologiques suggérant que les personnes ayant pratiqué des fellations sur six partenaires ou plus au cours de leur vie présentent un risque 8 fois plus élevé de cancer de la tête et du cou lié au HPV, que les personnes en ayant pratiqué avec moins de 6 partenaires. Elle précise néanmoins qu'il ne peut être établi avec certitude que certains comportements sont associés à un risque de contracter une infection : Si l'augmentation des cancers de la cavité buccale aux États-Unis est un fait chez les jeunes hommes de race blanche et les chercheurs n'ont pas, à ce jour, d'explication précise.

La vaccination anti-HPV recommandée chez l'homme : Les 2 vaccins disponibles anti-HPV, Gardasil et Cervarix, seraient, à nouveau recommandés chez l'homme. Une étude toute récente de février 2011, publiée dans le New England Journal of Medicine a conclu que le vaccin contre le VPH peut prévenir prévenir à 85% l'infection par HPV-6, 11, 16 et 18 et 90% des verrues génitales chez les hommes jeunes.

Cette étude suggère à nouveau l'opportunité de vacciner aussi les hommes jeunes, ce qui aurait également des conséquences positives sur la transmission du virus et de développer l'information à destination des adolescents qui n'ont aucune conscience que le sexe oral est lié aussi aux IST, aux infections à HPV, chlamydiae…