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CHOLESTÉROL: Des aliments anti-cholestérol plutôt qu'un régime?

Actualité publiée il y a 8 années 11 mois 1 semaine
JAMA

Une alimentation favorisant des aliments qui réduisent le cholestérol (comme le lait de soja, les aliments riches en protéines et les noix, par exemple) est plus efficace qu’un régime pauvre en graisses saturées, pour abaisser ou contrôler son niveau de cholestérol. Cette étude canadienne, publiée dans l’édition du 24 août du JAMA, précise que quoiqu’il en soit, un régime allégé en graisse reste toujours bénéfique.

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Réduire un niveau élevé de cholestérol sanguin est essentiel pour le maintien de la santé cardiaque. La façon connue d'y parvenir est de suivre un régime allégé en graisses.


Mais ces chercheurs du Clinical Nutrition and Risk Factor Modification Centre (Toronto) ont mené cet essai de 6 mois, sur 345 participants aux niveaux de cholestérol élevés, pour examiner l'impact des conseils recommandant précisément des aliments qui réduisent le cholestérol ou hypocholestérolémiants et en les comparant à un simple régime conseillé, appauvri en matières grasses.

3 groupes de participants ont été formés,

- un groupe Aliments anti-cholestérol,

- un groupe Aliments anti-cholestérol + suivi intensif

- et un groupe témoin avec conseils standards pour éviter les aliments riches en graisses saturées.

Parmi les aliments conseillés aux 2 premiers groupes, figuraient des aliments riches en stérols végétaux, le lait de soja, des aliments riches en protéines et les noix des protéines de soja et des fibres. La consommation de pois, de haricots et de lentilles a également été encouragée.

Un frein à l'observance: Si seule la moitié des participants des 2 groupes “aliments hypocholestérolémiants” a réussi à s'en tenir à ce régime, qui implique un engagement sur une modification importante de l'alimentation, ce qui peut être un frein à l'observance. Le taux d'abandon global n'est pas significativement différent entre les traitements (18% pour le Aliments anti-cholestérol intensif, 23% pour le groupe Aliments anti-cholestérol, et 26% pour le groupe témoin). L'observance est comparable pour les 2 premiers groupes (46,4% vs 40,6).

Les réductions du LDL-C à partir d'une moyenne globale de 171 mg / dL (IC: 95% de 168 à 174 mg / dL) ont été de

-13,8% (IC: 95%, de -17,2% à -10,3%) ou -26 mg / dl (IC: 95%, de -31 à -21 mg / dl) pour le Aliments anti-cholestérol + suivi intensif;

-13,1% (IC: 95%, de -16,7% à -9,5%) ou -24 mg / dl (IC: 95%, de -30 à -19 mg / dl) pour le groupe Aliments anti-cholestérol

-3,0% (IC: 95%, de -6,1% à 0,1%) ou -8 mg / dl (IC: 95%, de -13 à -3 mg / dL) pour le groupe témoin.

Les deux premiers types d'interventions alimentaires ne diffèrent donc pas significativement. Bien que les interventions n'aient pas été spécifiquement orientées vers une perte de poids, les participants ont perdu une quantité similaire de poids dans les 3 groupes, allant de 1,2 à 1,7 kg sur 6 mois. La tension artérielle n'était pas significativement différente entre les groupes d'intervention et le groupe témoin.

Les chercheurs souhaitent donc mettre en évidence le potentiel de réduction du cholestérol, d'une intervention diététique qui conseille aux participants d'accroître leur consommation d'aliments anti-cholestérol et suggèrent des études complémentaires pour déterminer si la réduction du cholestérol à l'aide de ce type d'intervention diététique est associée à des taux plus bas de maladies cardiovasculaires.